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The Beatles – The Beatles
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L'histoire du Double Blanc
Un monument sorti en 1968 qui acte définitivement la fin des Beatles en tant que groupe : les tensions entre les 4 musiciens sont de plus en plus fortes, Brian Epstein leur mentor plus que manager est mort en 67 et beaucoup des morceaux de ces albums ont été composés à Rishikesh, en Inde, où ils ont effectué une retraite autour du Maharishi Mahesh Yogi. Un voyage dont ils vont revenir plutôt que prévu et qui va leur laisser un goût amer, le plus virulent (et déçu) ayant été Lennon. Pour la 1ère fois, ils y composent des chansons à la guitare sèche mais séparément. Des chansons qui vont être ensuite répétées en acoustique chez George Harrison, les fameuses Esher Demos (longtemps recherchées par les collectionneurs et aujourd’hui figurant dans la dernière réédition du Double Blanc). C’est ainsi que Dear Prudence, The contuining story of Bungalow Bill ou Sexy Sadie (critiquant ouvertement le Maharishi), rappellent directement leur aventure avortée indienne. Mais voilà, chacun des 4 Fab Four regarde de plus en plus ailleurs, certains pensant déjà à une carrière solo. John l’a parfaitement résumé en disant que ce double album était « une compilation de morceaux personnels que les autres se contentent d’accompagner ». Pourtant, selon lui, cet album surpasse largement Sgt Pepper’s et de loin car il était persuadé d’y avoir mis certaines de ses meilleures chansons. Le résultat de ces sessions houleuses est sans appel : sur 30 morceaux, le groupe ne joue au complet que sur 16… Ringo a raconté que leurs relations en étaient arrivées à un tel point que chacun des 4 était persuadé que les 3 autres s’entendaient mieux ensemble, sûr et certain que les autres voulaient saborder ses propres compositions ! George Martin décide face à leur attitude de partir en vacances pendant 15 jours. Quant à Geoff Emerick, leur ingénieur du son, il quitte l’aventure et leur annonce brutalement, épuisé par ces sessions…Le plus extraordinaire est que dans cette ambiance détestable (et la présence permanente de Yoko Ono dans le studio n’y est pas étrangère), les Beatles réussissent à créer une œuvre extraordinaire, dense, variée à l’extrême. Ils jouent avec tous les styles musicaux passés comme le jazz et le blues (Honey Pie, Rocky Raccoon, Yer Blues…) mais ouvrent encore des portes avec le Revolution 9 déstabilisant, collage-montage expérimental et psychédélique qui s’appuie sur la musique concrète ou Helter Skelter qui préfigure le heavy metal (sans le vouloir a toujours répété Paul). Pour l’auteur, les Beatles montraient dans cette œuvre qu’ils étaient capables d’imperfections, de faiblesses et d’erreurs : « L’état brouillon de certaines chansons et de leur organisation décontenance autant qu’il éblouit pour son audace ». Oui cet album est bel et bien un chef d’œuvre très différent de leurs autres albums, un « puits de musique sans fond » dans lequel « les Fab Four ont transcendé les désillusions, les coups de sang et les épreuves ».
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Une description irrésistible du "White Album"
Fortement conseillé, ce livre détaille titre par titre avec quelques anecdotes le fameux double album "blanc" des FAB4. De par son écriture, l'auteur rend ce livre captivant.
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