Avis clients :

Taqawan

Taqawan
Format : broché
broché
Poche
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Texte lu (CD)
5/5
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5 Avis spontané Avis posté le 09 oct. 2018 dont l'origine n'a pas pu être contrôlée.

Déconcertant

Une suite de chapitres qui se suivent comme des perles sur un collier pour finir par former un récit poétique et émouvant. On réalise que les québéquois dont on pourrait penser qu'ils sont généreux et ouverts ne le sont au final pas tant que ça. A peine la dernière page tournée, on a envie de reprendre le livre au début.

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5 Achat vérifié Avis posté le 26 juin 2018 suite à un achat le 13 juin 2018 auprès de Fnac.com

super

bon livre, historique, moi même Canadienne, pleins de vérités, peuple opprimée, romancer mais vrai. se lit bien, par petit chapitre

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5 Achat vérifié Avis posté le 16 juin 2018 suite à un achat le 05 juin 2018 auprès de Fnac.com

Taqawan, super livre

Roman à partir de faits réels concernant la ségrégation des indiens au Canada. Très captivant, lecture facile

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5 Achat vérifié Avis posté le 21 janv. 2018 suite à un achat le 06 janv. 2018 auprès de Fnac.com

aucune attente et super livre

aucune attente et super livre

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4 Avis spontané Avis posté le 20 janv. 2018 dont l'origine n'a pas pu être contrôlée.

Original et à découvrir

Je découvre la maison d’édition Quidam avec cet étrange roman noir. Etrange comment ? Par sa construction totalement anarchique. L’auteur nous parle dans ce roman d’une multitude de choses avec ou sans rapport avec la trame noire du récit. On suit bien sûr le déroulement des évènements dans la réserve Mig’Maq, ce que subit Océane et ce que va faire Yves pour la secourir avant de pouvoir tenter de la rendre à sa famille. L’histoire est noire mais si elle sert de fil rouge, elle n’a finalement pas plus de place que les autres morceaux composant ce roman indéniablement différent de ce qu’on peut lire habituellement. Violente, cette histoire n’est pas forcément des plus originales mais elle sert de fil rouge où l’auteur va attacher des bouts d’histoires, de politique, de légendes, de sciences naturelles qui vont former un tout finalement très cohérent. L’auteur nous enseigne à peu près tout ce qu’il y a à savoir sur le saumon, de sa naissance à sa migration, sans oublier les techniques de pêche. Et c’est là le plus étonnant, sans pour autant ennuyer le lecteur parce qu’il émiette son enseignement un peu partout dans l’histoire. Eric Plamondon n’hésite pas non plus à dénoncer clairement la politique du Québec envers ces peuples parqués dans des réserves faisant ressortir racisme et ségrégation, hypocrisie, ignorance, humiliation et finalement peur. Des indiens, ce sont des Indiens. On les a appelés comme ça parce qu’on croyait être arrivé en Inde. Mais non, on était arrivé en Amérique. Avec le temps, on s’est mis à les appeler des Amérindiens. Plus tard, on dira des autochtones. Avant ça, on les a longtemps traités de sauvages. Il faut se méfier des mots. Ils commencent parfois par désigner et finissent par définir. Celui qu’on traite de bâtard toute sa vie pour lui signifier sa différence ne voit pas le monde du même œil que celui qui a connu son père. Quel monde pour un peuple qu’on traite de sauvage durant quatre siècles ? L’auteur nous initie à certains rites ancestraux et à quelques légendes de ce peuple attaché à ses terres qu’on lui a volé il y a bien longtemps. C’est un drôle de concept, la terre natale. Ce sont de drôles de concepts, le territoire, la culture, la langue, la famille. Comment ça fonctionne, dans la tête des humains ? Ils sont les enfants de leurs parents. Ils naissent au sein d’une communauté à un moment précis quelque part. Mais d’où vient cette incroyable force collective qui mène le monde depuis toujours : défendre son territoire, son identité, sa langue ? D’où vient cette nécessité, comme innée, depuis le fond des âges, qui veut que l’espèce humaine se batte et s’entretue au nom d’un lieu, d’une famille, d’une différence irréductible ? Pourquoi mourir pour tout ça ? Ceci ajoute un plus certain et rend très enrichissante cette lecture toute en poésie dans ces passages qui alternent avec la violence du récit de ces évènements qu’a vécus cette adolescente.

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