Biographie Dennis Brown
Dennis Emmanuel Brown est un auteur-compositeur-interprète jamaïcain de reggae, né le 1er février 1957 à Kingston (Jamaïque) et décédé d'une crise cardiaque le 1er juillet 1999 dans la même ville.
Dennis commence à chanter dès l'âge de cinq ans. En 1966, alors qu'il n'a que neuf ans, il donne son premier concert, à l'école pour filles de Woolmers...
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Dennis commence à chanter dès l'âge de cinq ans. En 1966, alors qu'il n'a que neuf ans, il donne son premier concert, à l'école pour filles de Woolmers...
Dennis Emmanuel Brown est un auteur-compositeur-interprète jamaïcain de reggae, né le 1er février 1957 à Kingston (Jamaïque) et décédé d'une crise cardiaque le 1er juillet 1999 dans la même ville.
Dennis commence à chanter dès l'âge de cinq ans. En 1966, alors qu'il n'a que neuf ans, il donne son premier concert, à l'école pour filles de Woolmers High. À onze ans, il devient chanteur du groupe The Fabulous Falcons. Byron Lee le remarque lors du "West Kingston Charity Ball" au National Arena de Kingston et l'emmène en tournée avec ses Dragonaires. Grâce à lui, le jeune Dennis rencontre Derrick Harriott pour qui il enregistre une de ses compositions, Lips of Wine. Le producteur ne sort pas tout de suite le single, Dennis s'impatiente et décroche une audition au Studio One de Clement "Sir Coxsone" Dodd.
Studio One est alors le lieu le plus important de la production musicale jamaïcaine. Durant la seconde partie de l'année 1969, Dennis y enregistre une trentaine de titres. Son premier single, une reprise des Impressions intitulée No Man Is An Island sort en fin d'année et suscite peu d'intérêt pendant plusieurs mois, mais devient peu à peu un grand succès. Dans la foulée de ce tube, Coxsone produit en 1970 plusieurs singles issus de la même session, tels que Never Fall In Love, Love Grows et Your Love is Amazing, puis compile les morceaux que Dennis a enregistré pour lui sur deux LP : No Man Is An Island et If I Follow My Heart.
En 1977 paraissent deux albums, qui deviendront les disques les plus célèbres de Dennis Brown. Le premier, Visions of Dennis Brown, sort en février sur le label de Joe Gibbs. Au Royaume-Uni, bien qu'il soit uniquement disponible en import pendant plus d'un an, donc plus cher que le prix standard, l'album reste vingt mois dans les charts reggae. Wolf & Leopards, qui inaugure en mai 1977 le propre label de Dennis Brown, DEB (ses initiales), qu'il vient de créer, réitère presque l'exploit de son prédécesseur en restant presque un an dans les charts reggae britanniques. Les Jamaïcains, déçus par l'exil londonien de Bob Marley et par ses albums au son trop "rock" pour eux, donnent au jeune Dennis Brown (vingt ans seulement et déjà neuf albums) le titre de "Prince couronné du reggae" ("Crown Prince of Reggae"). Il devient la coqueluche de l'île. Même le roi du reggae le site comme son chanteur favori. Désormais producteur grâce à son label DEB, Dennis Brown fait profiter de sa renommer ses amis tels que Al Campbell, Gregory Isaacs et Junior Delgado.
En 1978, il enregistre pour Joe Gibbs une nouvelle version de son titre de 1972 Money In My Pocket, qui sort en Angleterre pour le Carnaval de Notting Hill et obtient un immense et immédiat succès. Pour le chanteur, ce tube est la percée qu'il attendait pour rattraper Bob Marley au niveau international. Pour profiter de ce succès, il sort sur le champ sa première compilation (Westbound Train) et réédite dès l'année suivante Deep Down sous le nom de So Long Rastafari. Il enregistre également les albums Words Of Wisdom (Joe Gibbs) et Joseph's Coat Of Many Colours (DEB), qui ne rencontrent pas le succès escompté. De même, l'année suivante, Spellbound ne se vend pas assez. En fait, Money In My Pocket aura plutôt été l'apogée de sa carrière et le point de départ d'un long déclin.
Dennis Brown signe avec A&M Records et fonde un nouveau label, Yvonne's Special (du nom de sa femme). De son contrat avec A&M résultent trois albums internationaux qui inquiètent son public (Foul Play, Love Has Found Its Way et The Prophet Rides Again). La musique jamaïcaine a changé et il semble que le chanteur ait du mal à trouver sa place. Pourtant ses albums autoproduits (More et son discomix Stagecoach Showcase, Yesterday, Today & Tomorrow, Satisfaction Feeling, Wake Up et surtout Revolution), qui ne sortent qu'en Jamaïque, se maintiennent à un niveau honorable, grâce aux rythmiques digitales que lui composent Sly & Robbie.
En 1985, il cesse de s'autoproduire et fait appel aux producteurs Prince Jammy (History et Slow Down), Sly & Robbie (Brown Sugar) puis Delroy Wright (Hold Tight). Peu convaincu, le public raconte qu'il aurait sombré dans la drogue.
En 1989, il revient sur le devant de la scène grâce au duo avec Gregory Isaacs Big All Around. En 1991, il crée la surprise avec un album qui sort du lot : Victory Is Mine, produit par Leggo Beast. Durant les années 90, il continue d'enregistrer un à deux albums par an, sans plus jamais retrouver le niveau et le succès des années 70.
En mai 1999, au retour d'une tournée brésilienne avec Gregory Isaacs et Max Romeo, il tombe malade et souffre de troubles respiratoires. Le 30 juin, il est hospitalisé en urgence au University Hospital de Kingston pour insuffisance respiratoire. Il meurt le lendemain d'une crise cardiaque.
Bien que Dennis Brown n'a jamais véritablement atteint la reconnaissance internationale, il a toujours bénéficié du soutien des Jamaïcains, qui lui excusèrent beaucoup, y compris son penchant pour la cocaïne. Le chanteur a d'ailleurs toujours démenti le fait qu'il touchait aux drogues dures.
Le prince couronné du reggae laisse derrière lui une cinquantaine d'albums, sans compter les nombreuses compilations, ainsi que treize enfants. Connu pour sa gentillesse et son ouverture sur les autres, il a influencé le reggae comme seul Bob Marley a réussi à le faire. De nombreux artistes le citent aujourd'hui comme une référence.
Source Wikipédia.
Dennis commence à chanter dès l'âge de cinq ans. En 1966, alors qu'il n'a que neuf ans, il donne son premier concert, à l'école pour filles de Woolmers High. À onze ans, il devient chanteur du groupe The Fabulous Falcons. Byron Lee le remarque lors du "West Kingston Charity Ball" au National Arena de Kingston et l'emmène en tournée avec ses Dragonaires. Grâce à lui, le jeune Dennis rencontre Derrick Harriott pour qui il enregistre une de ses compositions, Lips of Wine. Le producteur ne sort pas tout de suite le single, Dennis s'impatiente et décroche une audition au Studio One de Clement "Sir Coxsone" Dodd.
Studio One est alors le lieu le plus important de la production musicale jamaïcaine. Durant la seconde partie de l'année 1969, Dennis y enregistre une trentaine de titres. Son premier single, une reprise des Impressions intitulée No Man Is An Island sort en fin d'année et suscite peu d'intérêt pendant plusieurs mois, mais devient peu à peu un grand succès. Dans la foulée de ce tube, Coxsone produit en 1970 plusieurs singles issus de la même session, tels que Never Fall In Love, Love Grows et Your Love is Amazing, puis compile les morceaux que Dennis a enregistré pour lui sur deux LP : No Man Is An Island et If I Follow My Heart.
En 1977 paraissent deux albums, qui deviendront les disques les plus célèbres de Dennis Brown. Le premier, Visions of Dennis Brown, sort en février sur le label de Joe Gibbs. Au Royaume-Uni, bien qu'il soit uniquement disponible en import pendant plus d'un an, donc plus cher que le prix standard, l'album reste vingt mois dans les charts reggae. Wolf & Leopards, qui inaugure en mai 1977 le propre label de Dennis Brown, DEB (ses initiales), qu'il vient de créer, réitère presque l'exploit de son prédécesseur en restant presque un an dans les charts reggae britanniques. Les Jamaïcains, déçus par l'exil londonien de Bob Marley et par ses albums au son trop "rock" pour eux, donnent au jeune Dennis Brown (vingt ans seulement et déjà neuf albums) le titre de "Prince couronné du reggae" ("Crown Prince of Reggae"). Il devient la coqueluche de l'île. Même le roi du reggae le site comme son chanteur favori. Désormais producteur grâce à son label DEB, Dennis Brown fait profiter de sa renommer ses amis tels que Al Campbell, Gregory Isaacs et Junior Delgado.
En 1978, il enregistre pour Joe Gibbs une nouvelle version de son titre de 1972 Money In My Pocket, qui sort en Angleterre pour le Carnaval de Notting Hill et obtient un immense et immédiat succès. Pour le chanteur, ce tube est la percée qu'il attendait pour rattraper Bob Marley au niveau international. Pour profiter de ce succès, il sort sur le champ sa première compilation (Westbound Train) et réédite dès l'année suivante Deep Down sous le nom de So Long Rastafari. Il enregistre également les albums Words Of Wisdom (Joe Gibbs) et Joseph's Coat Of Many Colours (DEB), qui ne rencontrent pas le succès escompté. De même, l'année suivante, Spellbound ne se vend pas assez. En fait, Money In My Pocket aura plutôt été l'apogée de sa carrière et le point de départ d'un long déclin.
Dennis Brown signe avec A&M Records et fonde un nouveau label, Yvonne's Special (du nom de sa femme). De son contrat avec A&M résultent trois albums internationaux qui inquiètent son public (Foul Play, Love Has Found Its Way et The Prophet Rides Again). La musique jamaïcaine a changé et il semble que le chanteur ait du mal à trouver sa place. Pourtant ses albums autoproduits (More et son discomix Stagecoach Showcase, Yesterday, Today & Tomorrow, Satisfaction Feeling, Wake Up et surtout Revolution), qui ne sortent qu'en Jamaïque, se maintiennent à un niveau honorable, grâce aux rythmiques digitales que lui composent Sly & Robbie.
En 1985, il cesse de s'autoproduire et fait appel aux producteurs Prince Jammy (History et Slow Down), Sly & Robbie (Brown Sugar) puis Delroy Wright (Hold Tight). Peu convaincu, le public raconte qu'il aurait sombré dans la drogue.
En 1989, il revient sur le devant de la scène grâce au duo avec Gregory Isaacs Big All Around. En 1991, il crée la surprise avec un album qui sort du lot : Victory Is Mine, produit par Leggo Beast. Durant les années 90, il continue d'enregistrer un à deux albums par an, sans plus jamais retrouver le niveau et le succès des années 70.
En mai 1999, au retour d'une tournée brésilienne avec Gregory Isaacs et Max Romeo, il tombe malade et souffre de troubles respiratoires. Le 30 juin, il est hospitalisé en urgence au University Hospital de Kingston pour insuffisance respiratoire. Il meurt le lendemain d'une crise cardiaque.
Bien que Dennis Brown n'a jamais véritablement atteint la reconnaissance internationale, il a toujours bénéficié du soutien des Jamaïcains, qui lui excusèrent beaucoup, y compris son penchant pour la cocaïne. Le chanteur a d'ailleurs toujours démenti le fait qu'il touchait aux drogues dures.
Le prince couronné du reggae laisse derrière lui une cinquantaine d'albums, sans compter les nombreuses compilations, ainsi que treize enfants. Connu pour sa gentillesse et son ouverture sur les autres, il a influencé le reggae comme seul Bob Marley a réussi à le faire. De nombreux artistes le citent aujourd'hui comme une référence.
Source Wikipédia.
Discographie
Bibliographie
Filmographie
Les œuvres liées à Dennis Brown
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