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Sistac Charlie Galibert (Auteur)

Dans les immenses solitudes de l'Ouest, deux hommes se poursuivent. Sistac, garçon perdu qui vit le jour dans le quartier des Minimes à Toulouse, fuit devant son diabolique alter ego, le fantômatique Goodfellow. Au cour de l'hiver des contreforts des Rocheuses ou à travers les déserts immobiles, les plaines étales et les marécages, sous les pluies...
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Sistac (2)
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Description de Sistac

Dans les immenses solitudes de l'Ouest, deux hommes se poursuivent. Sistac, garçon perdu qui vit le jour dans le quartier des Minimes à Toulouse, fuit devant son diabolique alter ego, le fantômatique Goodfellow. Au cour de l'hiver des contreforts des Rocheuses ou à travers les déserts immobiles, les plaines étales et les marécages, sous les pluies dilluviennes, au creux des ravines et des taillis, ils se pourchassent implacablement, munis seulement de leurs dernières cartouches et de leurs armes éculées.

Et la traque obstinée, lente, s'étire dans les vastes étendues désolées au rythme d'une ballade à la fois nonchalante, drôle et nostalgique, pour donner lieu à un étrange western.

L'on croirait parfois entendre dans le lointain les mélodies larmoyantes d'un harmonica, ou les trompettes éplorées des mariachis du Mexique, tandis que défilent en camaïeux de brèves saynetes ranimant avec une subtile ironie les grandes figures de l'Ouest. Au lyrisme des classiques du genre, Charlie Galibert substitue cependant un style dépouillé à l'extrême, et parvient avec bonheur à faire alterner les séquences naturalistes, burelesques ou tragiques, par lesquelles sistac fait penser aux atmosphères en décalage du Dead Man de Jim Jarmush ou des films de Sergio Leone.

On apprend donc dans ce roman comment administrer une tisane à un cheval et l'on y assiste bien entendu à des fusillades de saloon ; on y rencontre un indien accroché à son parapluie comme à un parachute ascentionnel, et l'on y croise un vieux coureur de piste qui jure ses grands dieux que les Apaches comprennent parfaitement la patois de Toulouse... Mais le spectre de la potence est là lui aussi, qui nous rappelle que tout a une fin, vers laquelle Charlie Galibert nous conduit de main de maître, lâchant la bride à son plaisir d'écrire, et de raconter.