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Réveille-toi Jules Ferry, ils sont devenus fous Emmanuel Davidenkoff (Auteur) Michel Polacco (Préface)

Les aberrations des programmes et des manuels scolaires du collège

Nos enfants font quotidiennement les frais de l'incapacité de l'Éducation nationale à préserver une flamme essentielle : le désir d'apprendre.

Au collège, les programmes souvent pléthoriques, incohérents et incompréhensibles sont dénoncés depuis vingt ans, mais rien n'y fait...
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Emmanuel Davidenkoff

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Description de Réveille-toi Jules Ferry, ils sont devenus fous

Les aberrations des programmes et des manuels scolaires du collège

Nos enfants font quotidiennement les frais de l'incapacité de l'Éducation nationale à préserver une flamme essentielle : le désir d'apprendre.

Au collège, les programmes souvent pléthoriques, incohérents et incompréhensibles sont dénoncés depuis vingt ans, mais rien n'y fait : le «mammouth» ne bouge pas d'un cil.

Les enseignants - quels que soient leur bonne volonté et leur professionnalisme - sont prisonniers des textes officiels. Les manuels scolaires sont le meilleur témoin de ce naufrage collectif. Obligés de coller aux programmes, ils en dévoilent toutes les absurdités et incohérences.

- Comment un triangle peut-il être mou ?

- Pourquoi un complément d'objet second peut-il être premier ?

- Pourquoi le mot «hypothèse» a-t-il trois définitions différentes en fonction des matières ?

Les auteurs ont passé au crible les manuels scolaires et les programmes du collège en relevant l'absurdité, la complexité, les approximations qui vont accompagner nos enfants pendant toute leur scolarité.

Un livre indispensable pour dénoncer le scandale qui, chaque année, met en jeu l'avenir de nos enfants, dans l'espoir que cela change.

Emmanuel Davidenkoff est «chroniqueur Éducation» sur France-Info et rédacteur en chef adjoint du magazine Phosphore. Ce livre est réalisé avec la collaboration de six enseignants du collège.

Extrait du livre :
Pourquoi faire simple... quand on peut faire compliqué

Après une soirée passée à faire ses devoirs et donc éprouvante pour toute la famille, notre collégien retourne vers le lieu de tous les savoirs.
Il est 8 heures. Cours de mathématiques en classe de 5e. Le professeur propose un exercice aux élèves. Il commence par présenter des hypothèses et essaie d'arriver à une conclusion. En maths, il faut savoir qu'une hypothèse est une donnée que l'on ne discutera pas. Elle est généralement utile à la résolution de l'exercice.
9 heures. Cours de physique. Le professeur propose à son tour une hypothèse aux élèves. Elle n'a rien à voir avec l'hypothèse mathématique. C'est même tout le contraire : il s'agit ici d'une idée dont on va tenter de vérifier si elle est vraie ou fausse (en mathématiques, on l'appellerait une conjecture). En physique, comme en sciences de la vie et de la terre, une hypothèse est une supposition, une proposition de réponse à la question posée qui commence par «je pense que...». La recherche, le raisonnement, l'expérience tentent de valider ou d'infirmer cette hypothèse. Dans le cas où elle est validée, l'hypothèse est acceptée jusqu'à ce qu'une expérience ou une observation la remette en cause. Elle n'est donc jamais considérée comme définitivement vraie.
10 heures. Cours de français. Pour en avoir le coeur net, les élèves interrogent leur professeur. C'est quoi, au juste, une «hypothèse» ? La vérité du professeur de mathématiques ou la question ouverte du professeur de sciences physiques ? Le professeur leur répond que dans 90 % des cas l'énoncé d'une hypothèse commence par «si». Donc qu'il y a toujours un doute. Donc qu'une hypothèse n'est le plus souvent qu'une possibilité, rarement une vérité.

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