Accueil Complies/office de prime

Complies/office de prime Joachim Havard De La Montagne (Compositeur) Joachim Havard De La Montagne (Compositeur) Philippe Brandeis (Interprète)

Joachim Havard de la Montagne (1927-2002), organiste, compositeur, chef de chœur et chef d’orchestre, pédagogue et Maître de Chapelle, a déployé sur tous les fronts, pendant plus d’un demi-siècle, une activité intense qui a laissé une trace durable. L’ampleur et la valeur des réalisations de ce musicien, dans tous les domaines que nous avons...
Lire la suite
Complies/office de prime (2)
Complies - Office de Prime
18 €

Description de Complies/office de prime

Joachim Havard de la Montagne (1927-2002), organiste, compositeur, chef de chœur et chef d’orchestre, pédagogue et Maître de Chapelle, a déployé sur tous les fronts, pendant plus d’un demi-siècle, une activité intense qui a laissé une trace durable. L’ampleur et la valeur des réalisations de ce musicien, dans tous les domaines que nous avons évoqués, certainement forcent le respect, mais elles interrogent aussi sur l’époque qui les a rendues possibles. En effet, la vocation de Joachim Havard de la Montagne, marquée par une dilection particulière pour l’art sacré, a trouvé un terrain particulièrement favorable en un temps où la musique était encore honorée et accueillie comme partenaire à part entière dans la célébration des offices religieux ; une situation – on le sait - qui ne durera pas. De fait, il connut les derniers feux d’une période faste et, à ce titre, si l’on considère que le rôle de musicien-célébrant constituait pour lui la colonne vertébrale de son action, il est juste de dire qu’il fut un des derniers Maître de Chapelle. Nul ne l’ignore, cette fonction fut appelée à disparaitre progressivement à partir des années 1970, même si quelques lieux de résistance ont encore subsisté ici et là, et l’on peut donc à bon droit parler d’un temps révolu. Ce n’est pas sacrifier à une vision passéiste des choses que de prendre acte d’un fait historique dont les conséquences furent d’une portée considérable. En nous cantonnant à la seule réalité française, nous pouvons mesurer l’importance des destructions sur un plan purement musical, et il est sans doute légitime d’inscrire l’art et la destinée de Joachim Havard de la Montagne dans une telle perspective. Sa biographie dessine en filigrane les contours d’un chapitre de l’histoire de la musique française en général et de la musique pour le culte en particulier.