Parenthèses
Dupuy-Dunier Chantal
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PRIX VERLAINE 2024 de la MAISON DE POÉSIE
Comment se positionner par rapport à la mort de ses parents ? C’est dans l’ordre des choses. Les années poussent le tapis roulant. Lentement, inexorablement. Les parenthèses se referment. Le père puis la mère.
Parenthèses. Ce mot paraît tout de même étrange, dans sa dimension accessoire. La vie de ses ascendants, n’est-ce qu’accessoire, mineure, secondaire ? Sans doute pas. Ou alors est-ce dans des approximations, paronymes, dont l’auteure est friande Sédiments, / c’est dit...
Comment se positionner par rapport à la mort de ses parents ? C’est dans l’ordre des choses. Les années poussent le tapis roulant. Lentement, inexorablement. Les parenthèses se referment. Le père puis la mère.
Parenthèses. Ce mot paraît tout de même étrange, dans sa dimension accessoire. La vie de ses ascendants, n’est-ce qu’accessoire, mineure, secondaire ? Sans doute pas. Ou alors est-ce dans des approximations, paronymes, dont l’auteure est friande Sédiments, / c’est dit...
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PRIX VERLAINE 2024 de la MAISON DE POÉSIE
Comment se positionner par rapport à la mort de ses parents ? C’est dans l’ordre des choses. Les années poussent le tapis roulant. Lentement, inexorablement. Les parenthèses se referment. Le père puis la mère.
Parenthèses. Ce mot paraît tout de même étrange, dans sa dimension accessoire. La vie de ses ascendants, n’est-ce qu’accessoire, mineure, secondaire ? Sans doute pas. Ou alors est-ce dans des approximations, paronymes, dont l’auteure est friande Sédiments, / c’est dit Maman… où l’on pourrait imaginer parents / taisent. À lire le dernier vers de la première partie : Tu t’es définitivement tu.
Car elle s’adressera d’un bout à l’autre à son père, avec toute l’ambiguïté d’un sujet qui n’existe plus d’une façon directe en quelque sorte, sans fioriture, n’évitant ni la dépouille d’abord ni le cadavre ensuite. Un visage en décomposition…
Chantal Dupuy-Dunier aime les métaphores, ainsi celle-ci parlant du caveau : dans le même ventre lapidaire ou du cimetière : …des cyprès ponctuent les tombes, / hautes bougies votives
Pour les deux, elle retracera les parcours, les vies, avec ces inclinations particulières propres à chacun. On sent l’éloignement plus prononcé par rapport à sa mère, dont elle ne voudra pas garder une dernière image. Mais auparavant, il y a ce face à face : tu t’endors dans tes yeux / pour éprouver l’approche de la mort et cette image bouleversante : La fixité de ton regard me défigure. Avec aussi ta main murex...
Même souci du détail zoomé dans les cérémonies Moi muette, / pas un poème lu, / étranglée. Ensuite, on n’est pas loin du déni : Une mère cadavre, ça n’existe pas et plus loin une mère en cendre, ça n’existe pas
On a du mal à imaginer l’inconcevable.
Chantal Dupuy-Dunier présente deux tombeaux, allongés l’un près de l’autre au sein d’un même recueil. Chacun est traité à sa manière. On y trouvera une façon semblable de parler de l’arrachement. Il s’agit chaque fois de garder une distance lucide avec l’émotion qui submerge le cerveau. Parenthèses décidément refermées pour repartir seule sur le chemin.
Comment se positionner par rapport à la mort de ses parents ? C’est dans l’ordre des choses. Les années poussent le tapis roulant. Lentement, inexorablement. Les parenthèses se referment. Le père puis la mère.
Parenthèses. Ce mot paraît tout de même étrange, dans sa dimension accessoire. La vie de ses ascendants, n’est-ce qu’accessoire, mineure, secondaire ? Sans doute pas. Ou alors est-ce dans des approximations, paronymes, dont l’auteure est friande Sédiments, / c’est dit Maman… où l’on pourrait imaginer parents / taisent. À lire le dernier vers de la première partie : Tu t’es définitivement tu.
Car elle s’adressera d’un bout à l’autre à son père, avec toute l’ambiguïté d’un sujet qui n’existe plus d’une façon directe en quelque sorte, sans fioriture, n’évitant ni la dépouille d’abord ni le cadavre ensuite. Un visage en décomposition…
Chantal Dupuy-Dunier aime les métaphores, ainsi celle-ci parlant du caveau : dans le même ventre lapidaire ou du cimetière : …des cyprès ponctuent les tombes, / hautes bougies votives
Pour les deux, elle retracera les parcours, les vies, avec ces inclinations particulières propres à chacun. On sent l’éloignement plus prononcé par rapport à sa mère, dont elle ne voudra pas garder une dernière image. Mais auparavant, il y a ce face à face : tu t’endors dans tes yeux / pour éprouver l’approche de la mort et cette image bouleversante : La fixité de ton regard me défigure. Avec aussi ta main murex...
Même souci du détail zoomé dans les cérémonies Moi muette, / pas un poème lu, / étranglée. Ensuite, on n’est pas loin du déni : Une mère cadavre, ça n’existe pas et plus loin une mère en cendre, ça n’existe pas
On a du mal à imaginer l’inconcevable.
Chantal Dupuy-Dunier présente deux tombeaux, allongés l’un près de l’autre au sein d’un même recueil. Chacun est traité à sa manière. On y trouvera une façon semblable de parler de l’arrachement. Il s’agit chaque fois de garder une distance lucide avec l’émotion qui submerge le cerveau. Parenthèses décidément refermées pour repartir seule sur le chemin.
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Caractéristiques
- Date de sortie
-
03/11/2023
- Editeur
-
Editions Henry
- EAN
-
9782364692671
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