Maurice Leblanc (Auteur) Paru en juillet 2016 ebook (ePub)

De minuit à Sept heures

De minuit à Sept heures - 1
Résumé
Voir tout
Extrait : — Fugue de la jeune personne ? demanda-t-il quand Valnais lui eut, en quelques mots, expliqué la situation. — Mais, dit Vainais indigné, elle en est incapable ! Non, rapt, enlèvement, séquestration. — Fichtre ! dit Thureau. Alors, allons au Nouveau-Palace. Bien qu’à cette heure-ci, et sans mandat... Bah ! je prends sur moi... Il descendit avec Valnais rejoindre dans l’auto Mme Destol. Quelques minutes après, tous trois entraient au Nouveau-Palace. — Police, dit Thureau au portier. Allez me chercher le directeur. —...
Caractéristiques
Voir tout
Date de parution

juillet 2016

Editeur

GILBERT TEROL

Format

ebook (ePub)

Type de DRM

Adobe DRM

Prix Prix Fnac

3,99 €

Téléchargement immédiat

Retrouvez votre ebook dans l'appli Kobo by Fnac et dans votre compte client sur notre site web dès validation de votre commande.

Découvrez toutes
les liseuses numériques
Kobo

Résumé

Extrait :

— Fugue de la jeune personne ? demanda-t-il quand Valnais lui eut, en quelques mots, expliqué la situation.

— Mais, dit Vainais indigné, elle en est incapable ! Non, rapt, enlèvement, séquestration.

— Fichtre ! dit Thureau. Alors, allons au Nouveau-Palace. Bien qu’à cette heure-ci, et sans mandat... Bah ! je prends sur moi...

Il descendit avec Valnais rejoindre dans l’auto Mme Destol. Quelques minutes après, tous trois entraient au Nouveau-Palace.

— Police, dit Thureau au portier. Allez me chercher le directeur.

— Mais, il dort, monsieur.

— Allez.

Après une courte attente, le directeur parut, mécontent, mais n’osant trop le montrer. En quelques mots, Thureau lui expliqua les faits sans nommer Nelly-Rose.

— Il faut monter chez ce Baratof, termina-t-il.

— Mais, s’il n’est pas là ou ne veut pas répondre ?

— Le garçon d’étage doit avoir un passe-partout. Il ouvrira.

— Dépêchons-nous, dit Mme Destol qui bouillait d’impatience.

Thureau, à la porte de Baratof, frappa à plusieurs reprises sans succès.

— Ouvrez, ordonna-t-il au garçon d’étage qu’on avait réveillé sur la chaise où il somnolait dans un office voisin. Le garçon ouvrit, et, sans entrer, s’effaça. Mme Destol se précipita la première, impétueusement, et eut un cri d’horreur.

— Ah ! mon Dieu !...

Sous la lumière qui, dans la chambre obscure, venait du couloir, sur le tapis, le corps d’un homme étendu tout de son long, inanimé.

On alluma l’électricité du petit salon. On s’empressa autour du corps.

— C’est M. Baratof, dit le directeur.

— Il est mort, dit Thureau qui, à genoux, examinait Baratof. Et, depuis plusieurs heures, la rigidité commence... Et voyez ce sang sur le col, sur la chemise... Et là, au cou, cette plaie. Il a été assassiné. Directeur, téléphonez au commissariat du quartier, de ma part, de la part de M. Thureau, que le commissaire vienne sans retard, avec un médecin.

Dans l’hôtel, dans cette partie de l’hôtel tout au moins, ce fut l’agitation, l’émotion, la curiosité que provoque toujours la découverte d’un crime. Attirés par les coups frappés, le va-et-vient, les exclamations, les appels du téléphone, des employés montèrent, des voyageurs réveillés parurent, à demi vêtus, à la porte de leurs chambres.

Mme Destol, au comble de l’émotion, était revenue dans le couloir pour ne plus voir le cadavre, et elle disait à Valnais, bouleversé, lui aussi :

— C’est affreux ! C’est affreux ! Mais où est Nelly-Rose ? Et ce n’est pas cet homme qui est venu chez elle puisqu’il n’est pas sorti, qu’il était mort avant minuit. Et du reste, ce n’est pas lui que j’ai vu cet après-midi, chez moi... l’autre était jeune.

— Quel abominable mystère ! dit Valnais. Mais Nelly-Rose... Nelly-Rose... Où est-elle, en effet ?... Avec qui est-elle ?...

Cependant, le commissaire de police et le médecin arrivèrent bientôt, accompagnés de trois agents, et, après les premières constatations, le corps fut transporté dans la seconde pièce de l’appartement, la chambre à coucher, et étendu sur le lit.

Mme Destol et Valnais rentrèrent dans le salon dont la porte fut mise sous la garde d’un agent pour évincer les curieux qui se pressaient dans le couloir.

En présence de Thureau, du médecin et du directeur, le commissaire de police interrogea le garçon d’étage, un homme de petite taille, brun, à l’accent un peu zézayant, et qu’on nommait Manuel.

— Monsieur le commissaire, expliqua-t-il, en faisant de visibles efforts de mémoire, je ne peux rien dire de précis... Comme tous les soirs où je suis de garde, vers minuit, je me suis un peu endormi dans l’office, sur ma chaise... Pourtant, de là, je voyais le couloir et la porte de l’appartement et, si on était sorti ça m’aurait réveillé...

— Alors, vous croyez que M. Baratof n’est pas sorti ?

— Non, monsieur.

— Quelqu’un est venu le voir ?

— Oui, un de ses amis qui a dîné avec lui, ici, dans le salon, le maître d’hôtel Robert les a servis. L’ami de M. Baratof est parti vers neuf heures, et il est revenu vers onze heures. Alors, j’ai entendu des éclats de voix.., comme une dispute... Louis, le valet de chambre, a entendu aussi... Même il m’a dit : « Ça chauffe chez le Russe. » Et, vers onze heures et demi, l’ami de M. Baratof est reparti...

— Et personne n’est venu depuis ?

Liseuse Kobo

eBook avec Kobo by Fnac

Des milliers de livres partout avec vous grâce aux liseuses et à l'appli Kobo by Fnac. Une expérience de lecture optimale pour le même confort qu'un livre papier.

En savoir plus

Avis clients

De minuit à Sept heures

Soyez le premier à partager
votre avis sur ce produit

Caractéristiques

Auteur

Maurice Leblanc

Editeur

GILBERT TEROL

Date de parution

juillet 2016

EAN

1230001226072

ISBN

1230001226072

Type de DRM

Adobe DRM

Droit d'impression

Non autorisé

Droit de Copier/Coller

Non autorisé

Compris dans l'abonnement ebooks

Non

SKU

13578027

Publicité

Publicité