Rome et les barbares l'empire renaît chretien
Volume 1 : L'empire renaît chrétien
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Résumé
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Au 3ème siècle après le Christ, l'empire de Rome est un îlot de prospérité au milieu d'un océan de sous-développement, «la civilisation protégée par un mur de garnisons » selon l'un de ses penseurs politiques.
Dehors sont les barbares. Avec eux les rapports sont organisés selon trois principes : les contenir hors les murs, qu'ils ne viennent pas s'installer sur les terres des citoyens et y bénéficier des avantages d'une société policée, opulente, heureuse. Entretenir avec eux un commerce inéquitable où Rome leur vend...
Dehors sont les barbares. Avec eux les rapports sont organisés selon trois principes : les contenir hors les murs, qu'ils ne viennent pas s'installer sur les terres des citoyens et y bénéficier des avantages d'une société policée, opulente, heureuse. Entretenir avec eux un commerce inéquitable où Rome leur vend...
Caractéristiques
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- Date de parution
-
mai 2010
- Editeur
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Rome et les barbares l'empire renaît chretien
Résumé
Au 3ème siècle après le Christ, l'empire de Rome est un îlot de prospérité au milieu d'un océan de sous-développement, «la civilisation protégée par un mur de garnisons » selon l'un de ses penseurs politiques.
Dehors sont les barbares. Avec eux les rapports sont organisés selon trois principes : les contenir hors les murs, qu'ils ne viennent pas s'installer sur les terres des citoyens et y bénéficier des avantages d'une société policée, opulente, heureuse. Entretenir avec eux un commerce inéquitable où Rome leur vend chers ses produits finis, et leur prélève matières premières agricoles et minières, mais surtout des esclaves, des mercenaires, de la main d'ouvre immigrée. Enfin exciter les tribus les unes contre les autres, s'appuyer partout où c'est possible sur des chefs corrompus, et s'acheter les groupes dirigeants.
Mais l'état romain est en équilibre instable entre les intérêts de ses classes riches, nobles, propriétaires terriens, et ceux des artisans, petits fonctionnaires, ouvriers libres, paysans pauvres qu'il faut maintenir dans un calme résigné, qu'ils ne se révoltent pas en s'associant aux masses serviles. Tous les empereurs se sont heurtés à ce casse tête permanent, donner à la plèbe « du pain et des jeux », entretenir une administration et des forces armées performantes face aux barbares, ce qui oblige à prélever les moyens de cette stabilité sociale sur les classes riches. Elles vitupèrent l'impôt, car si elles aspirent à la sécurité de leur position c'est sans consentir le moindre sacrifice.
Ce refus des dominants de contribuer - en fonction duquel ils font et défont la popularité des gouvernants - leur constante tendance à accaparer les terres et les moyens de production, à soumettre les inférieurs à toujours plus d'oppression, poussent ceux-ci à sympathiser aux barbares, à se dérober au service armé, à ignorer le patriotisme. Les empereurs doivent peupler leurs troupes de mercenaires étrangers, toujours prêts à soutenir leurs généraux s'ils tentent d'usurper le pouvoir.
En ce 3ème siècle, tous ces avatars se cumulent pour faire craquer l'armature des frontières et celle de l'état. Les barbares ne seront refoulés qu'au prix de beaucoup de concessions, de convulsions et de déprédations.
Les empereurs Aurélien, Probus, Dioclétien vont reconstituer l'armée, l'administration, les finances. Mais un des piliers sur lequel repose l'ordre social, la religion qui unit l'état et la foi s'est effondré au profit des croyances au salut individuel, antisociales, dont le Christianisme est le symbole.
De cet esprit d'anarchie, Constantin va tirer la base d'un nouveau contrat en liant les élites dirigeantes et intellectuelles de la nouvelle religion au pouvoir et en les intégrant aux classes dominantes. Pour les masses pauvres l'idée que l'égalité et la justice sont dans un autre monde va remplacer « le pain et les jeux » comme anesthésiant, tandis que l'empereur reste l'image de dieu sur la terre.
L'empire survit grâce à l'idéologie chrétienne.
Pour à peine plus d'un siècle, comme le montrera la 2ème partie de « Rome et les barbares », « L'Occident aux barbares ».
Dehors sont les barbares. Avec eux les rapports sont organisés selon trois principes : les contenir hors les murs, qu'ils ne viennent pas s'installer sur les terres des citoyens et y bénéficier des avantages d'une société policée, opulente, heureuse. Entretenir avec eux un commerce inéquitable où Rome leur vend chers ses produits finis, et leur prélève matières premières agricoles et minières, mais surtout des esclaves, des mercenaires, de la main d'ouvre immigrée. Enfin exciter les tribus les unes contre les autres, s'appuyer partout où c'est possible sur des chefs corrompus, et s'acheter les groupes dirigeants.
Mais l'état romain est en équilibre instable entre les intérêts de ses classes riches, nobles, propriétaires terriens, et ceux des artisans, petits fonctionnaires, ouvriers libres, paysans pauvres qu'il faut maintenir dans un calme résigné, qu'ils ne se révoltent pas en s'associant aux masses serviles. Tous les empereurs se sont heurtés à ce casse tête permanent, donner à la plèbe « du pain et des jeux », entretenir une administration et des forces armées performantes face aux barbares, ce qui oblige à prélever les moyens de cette stabilité sociale sur les classes riches. Elles vitupèrent l'impôt, car si elles aspirent à la sécurité de leur position c'est sans consentir le moindre sacrifice.
Ce refus des dominants de contribuer - en fonction duquel ils font et défont la popularité des gouvernants - leur constante tendance à accaparer les terres et les moyens de production, à soumettre les inférieurs à toujours plus d'oppression, poussent ceux-ci à sympathiser aux barbares, à se dérober au service armé, à ignorer le patriotisme. Les empereurs doivent peupler leurs troupes de mercenaires étrangers, toujours prêts à soutenir leurs généraux s'ils tentent d'usurper le pouvoir.
En ce 3ème siècle, tous ces avatars se cumulent pour faire craquer l'armature des frontières et celle de l'état. Les barbares ne seront refoulés qu'au prix de beaucoup de concessions, de convulsions et de déprédations.
Les empereurs Aurélien, Probus, Dioclétien vont reconstituer l'armée, l'administration, les finances. Mais un des piliers sur lequel repose l'ordre social, la religion qui unit l'état et la foi s'est effondré au profit des croyances au salut individuel, antisociales, dont le Christianisme est le symbole.
De cet esprit d'anarchie, Constantin va tirer la base d'un nouveau contrat en liant les élites dirigeantes et intellectuelles de la nouvelle religion au pouvoir et en les intégrant aux classes dominantes. Pour les masses pauvres l'idée que l'égalité et la justice sont dans un autre monde va remplacer « le pain et les jeux » comme anesthésiant, tandis que l'empereur reste l'image de dieu sur la terre.
L'empire survit grâce à l'idéologie chrétienne.
Pour à peine plus d'un siècle, comme le montrera la 2ème partie de « Rome et les barbares », « L'Occident aux barbares ».
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Caractéristiques
- Auteur
- Editeur
- Date de parution
-
mai 2010
- EAN
-
9782750004828
- Poids
-
0,3620kg
- ISBN
-
2750004829
- Illustration
-
(donnée non spécifiée)
- Format
-
13,50 x 21,50 x 1,60 cm
- SKU
-
2232881
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