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Résumé
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Né au XVIe siècle, le concept d'universalisme européen a servi à justifier le colonialisme. Sous la forme du droit d'ingérence, il légitime aujourd'hui les interventions des Etats et des ONG dans le monde.
Pour Immanuel Wallerstein, la défense des droits de l'homme, la notion de choc des civilisations, l'absence d'alternative au néolibéralisme sont trois formes contemporaines de l'universalisme européen.
Il appelle ici à un véritable universalisme au service du bien commun.
IMMANUEL WALLERSTEIN, sociologue et...
Pour Immanuel Wallerstein, la défense des droits de l'homme, la notion de choc des civilisations, l'absence d'alternative au néolibéralisme sont trois formes contemporaines de l'universalisme européen.
Il appelle ici à un véritable universalisme au service du bien commun.
IMMANUEL WALLERSTEIN, sociologue et...
L universalisme europeen
Résumé
Né au XVIe siècle, le concept d'universalisme européen a servi à justifier le colonialisme. Sous la forme du droit d'ingérence, il légitime aujourd'hui les interventions des Etats et des ONG dans le monde.
Pour Immanuel Wallerstein, la défense des droits de l'homme, la notion de choc des civilisations, l'absence d'alternative au néolibéralisme sont trois formes contemporaines de l'universalisme européen.
Il appelle ici à un véritable universalisme au service du bien commun.
IMMANUEL WALLERSTEIN, sociologue et historien, a été directeur d'études à l'EHESS et président de l'Association internationale de sociologie. Pionnier du Forum social mondial, il est engagé dans le mouvement altermondialiste.
Extrait du livre :
Extrait de l'introduction :
Les premières pages des quotidiens du monde entier regorgent de vocables qui nous sont désormais devenus familiers : Al-Qaida, Irak, Kosovo, Rwanda, Goulag, mondialisation, terrorisme... Chacun de ces termes évoque des instantanés pour le lecteur, des images qui ont été gravées en nous au burin et à l'acide par nos leaders politiques et les commentateurs de la scène mondiale. Pour beaucoup, le monde s'est ainsi transformé aujourd'hui en une lutte entre les forces du Bien et du Mal. Et, bien entendu, nous espérons tous être du côté du Bien. Il peut nous arriver de douter de la sagesse de telle ou telle politique particulière prétendant combattre le Mal, mais il n'en demeure pas moins que nous mettons très peu en question l'importance d'un tel combat et que nous restons rarement dans le doute quant à ce qui pourrait incarner ce Mal.
Le discours des dirigeants du monde paneuropéen - en premier lieu, mais pas seulement, des États-Unis et de Grande-Bretagne - et celui des grands médias et des intellectuels de l'establishment, font constamment appel à l'universalisme en tant que clé de voûte de leur politique. Cela est particulièrement vrai lorsque ces derniers évoquent leurs stratégies vis-à-vis des «autres» - les pays du monde non européen, les populations des nations les plus pauvres et les «moins développées». Leur ton est souvent moralisateur, dénonciateur et arrogant, même si les politiques préconisées sont toujours présentées comme reflétant des valeurs et des vérités universelles.
Il existe trois variantes essentielles de cette invocation de l'universalisme. La première argue que les politiques mises en oeuvre par les dirigeants du monde paneuropéen consistent en la défense des «droits de l'homme» et en la promotion de quelque chose qu'ils désignent sous le nom de «démocratie.» La deuxième revêt le jargon étincelant du «choc des civilisations», suivant lequel il est toujours implicitement supposé que la civilisation «occidentale» est supérieure aux «autres» parce qu'elle serait la seule à être fondée sur de telles valeurs et de telles vérités universelles. Et la troisième proclame les vérités scientifiques du marché, et prétend qu'«il n'y a pas d'autre voie» pour les gouvernements que de l'accepter et de subir la férule des lois économiques néolibérales.
Pour Immanuel Wallerstein, la défense des droits de l'homme, la notion de choc des civilisations, l'absence d'alternative au néolibéralisme sont trois formes contemporaines de l'universalisme européen.
Il appelle ici à un véritable universalisme au service du bien commun.
IMMANUEL WALLERSTEIN, sociologue et historien, a été directeur d'études à l'EHESS et président de l'Association internationale de sociologie. Pionnier du Forum social mondial, il est engagé dans le mouvement altermondialiste.
Extrait du livre :
Extrait de l'introduction :
Les premières pages des quotidiens du monde entier regorgent de vocables qui nous sont désormais devenus familiers : Al-Qaida, Irak, Kosovo, Rwanda, Goulag, mondialisation, terrorisme... Chacun de ces termes évoque des instantanés pour le lecteur, des images qui ont été gravées en nous au burin et à l'acide par nos leaders politiques et les commentateurs de la scène mondiale. Pour beaucoup, le monde s'est ainsi transformé aujourd'hui en une lutte entre les forces du Bien et du Mal. Et, bien entendu, nous espérons tous être du côté du Bien. Il peut nous arriver de douter de la sagesse de telle ou telle politique particulière prétendant combattre le Mal, mais il n'en demeure pas moins que nous mettons très peu en question l'importance d'un tel combat et que nous restons rarement dans le doute quant à ce qui pourrait incarner ce Mal.
Le discours des dirigeants du monde paneuropéen - en premier lieu, mais pas seulement, des États-Unis et de Grande-Bretagne - et celui des grands médias et des intellectuels de l'establishment, font constamment appel à l'universalisme en tant que clé de voûte de leur politique. Cela est particulièrement vrai lorsque ces derniers évoquent leurs stratégies vis-à-vis des «autres» - les pays du monde non européen, les populations des nations les plus pauvres et les «moins développées». Leur ton est souvent moralisateur, dénonciateur et arrogant, même si les politiques préconisées sont toujours présentées comme reflétant des valeurs et des vérités universelles.
Il existe trois variantes essentielles de cette invocation de l'universalisme. La première argue que les politiques mises en oeuvre par les dirigeants du monde paneuropéen consistent en la défense des «droits de l'homme» et en la promotion de quelque chose qu'ils désignent sous le nom de «démocratie.» La deuxième revêt le jargon étincelant du «choc des civilisations», suivant lequel il est toujours implicitement supposé que la civilisation «occidentale» est supérieure aux «autres» parce qu'elle serait la seule à être fondée sur de telles valeurs et de telles vérités universelles. Et la troisième proclame les vérités scientifiques du marché, et prétend qu'«il n'y a pas d'autre voie» pour les gouvernements que de l'accepter et de subir la férule des lois économiques néolibérales.
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L universalisme europeen
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Anonyme
5
Le plus utile
Avis spontané
Avis posté le 28 août 2008 dont l'origine n'a pas pu être contrôlée.
Excellentissime !
A ne pas manquer pour comprendre tout l'enjeu des débats actuels autour de la Géorgie ou de la présence occidentale en Afghanistan !
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Caractéristiques
- Auteur
- Traduction
- Editeur
- Date de parution
-
février 2008
- EAN
-
9782354570125
- Poids
-
0,1660kg
- ISBN
-
2354570120
- Illustration
-
Pas d'illustrations
- Nombre de pages
-
128
- Format
-
14,00 x 19,00 x 1,00 cm
- SKU
-
1722475
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