Glissements de terrain
Résumé
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Il vous semblait autrefois, à Paris, que l’ethnologie devait témoigner de l’intelligence de l’homme, de sa capacité à dominer les contraintes naturelles pour organiser la vie en société, de son ingéniosité à diversifier les cultures. Faire de l’ethnologie, c’était le désir impérieux de dire à l’Occident que le monde est infini, que la richesse de l’humanité réside dans sa diversité, dans la quête essentielle des hommes pour affronter la mort et inventer la vie.
Plus qu’une discipline scientifique, vous embrassiez à bras...
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Résumé
Il vous semblait autrefois, à Paris, que l’ethnologie devait témoigner de l’intelligence de l’homme, de sa capacité à dominer les contraintes naturelles pour organiser la vie en société, de son ingéniosité à diversifier les cultures. Faire de l’ethnologie, c’était le désir impérieux de dire à l’Occident que le monde est infini, que la richesse de l’humanité réside dans sa diversité, dans la quête essentielle des hommes pour affronter la mort et inventer la vie.
Plus qu’une discipline scientifique, vous embrassiez à bras le corps une morale, et peut-être qu’il y avait en vous quelque chose de l’ordre du désir de rédemption, peut-être bien qu’en vous il y avait la présomptueuse idée qu’il y avait quelque chose à racheter.
L’ethnologie d’alors avait des allures de pratique militante s’opposant à l’insupportable superbe d’un monde qui s’affirmait seul tenant de l’intelligence, de la raison et de l’efficacité.
C’est pour cela que vous vouliez faire de l’ethnologie. Faire de l’ethno. Ethno.
Vous griffonnez distraitement cette abréviation sur votre carnet, le dos appuyé contre le tronc rugueux d’un manguier. Ethno. Apparaît l’anagramme. Honte.
Face à ces hommes réservés assis dans la pénombre d’une maison lignagère, vous ne pourrez jamais évoquer les véritables raisons de votre présence. Pas plus que vous ne pourrez leur parler du plaisir que vous prenez à lire dans l’ethnologie la stupéfiante saga du monde.
Glissements de terrain, revient sur le passage personnel de l’auteur, en tant qu’ethnologue, dans une vallée retirée du sud-est de Madagascar. On y découvre un vrai regard critique sur la fonction de l’ethnologue à travers cette expérience malgache.
Plus qu’une discipline scientifique, vous embrassiez à bras le corps une morale, et peut-être qu’il y avait en vous quelque chose de l’ordre du désir de rédemption, peut-être bien qu’en vous il y avait la présomptueuse idée qu’il y avait quelque chose à racheter.
L’ethnologie d’alors avait des allures de pratique militante s’opposant à l’insupportable superbe d’un monde qui s’affirmait seul tenant de l’intelligence, de la raison et de l’efficacité.
C’est pour cela que vous vouliez faire de l’ethnologie. Faire de l’ethno. Ethno.
Vous griffonnez distraitement cette abréviation sur votre carnet, le dos appuyé contre le tronc rugueux d’un manguier. Ethno. Apparaît l’anagramme. Honte.
Face à ces hommes réservés assis dans la pénombre d’une maison lignagère, vous ne pourrez jamais évoquer les véritables raisons de votre présence. Pas plus que vous ne pourrez leur parler du plaisir que vous prenez à lire dans l’ethnologie la stupéfiante saga du monde.
Glissements de terrain, revient sur le passage personnel de l’auteur, en tant qu’ethnologue, dans une vallée retirée du sud-est de Madagascar. On y découvre un vrai regard critique sur la fonction de l’ethnologue à travers cette expérience malgache.
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Caractéristiques
- Auteur
- Editeur
- Date de parution
-
février 2007
- Collection
- EAN
-
9782914659703
- Poids
-
0,3770kg
- ISBN
-
2914659709
- Illustration
-
Pas d'illustrations
- Nombre de pages
-
224
- Format
-
17,00 x 24,00 x 1,80 cm
- SKU
-
1621035
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