Psychotherapie Institutionnelle
Tome 1
Résumé
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Dans son ouvrage, Joseph Mornet propose trois grandes parties Une première dans laquelle il décrit la naissance et le développement de la Psychothérapie institutionnelle et reprend le concept fondamental d'aliénation sociale selon plusieurs perspectives, notamment avec Marx et Sartre. Il montre comment la réalisation de «club thérapeutique» peut en résulter selon une dialectique subtile et opératoire.
Dans la deuxième partie, il développe l'idée de l'aliénation mentale en reprenant son parcours dans l'histoire de la folie,...
Dans la deuxième partie, il développe l'idée de l'aliénation mentale en reprenant son parcours dans l'histoire de la folie,...
Caractéristiques
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- Date de parution
-
mars 2007
- Editeur
- Collection
- Nombre de pages
-
250
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Psychotherapie Institutionnelle
Résumé
Dans son ouvrage, Joseph Mornet propose trois grandes parties Une première dans laquelle il décrit la naissance et le développement de la Psychothérapie institutionnelle et reprend le concept fondamental d'aliénation sociale selon plusieurs perspectives, notamment avec Marx et Sartre. Il montre comment la réalisation de «club thérapeutique» peut en résulter selon une dialectique subtile et opératoire.
Dans la deuxième partie, il développe l'idée de l'aliénation mentale en reprenant son parcours dans l'histoire de la folie, puis la «nouvelle administration de la folie» résultant des organisations plus récentes en matière de psychiatrie.
Dans la troisième partie, il développe autour des grandes questions de transfert, psychose et institution, la pertinence des outils et des opérateurs conceptuels de la Psychothérapie institutionnelle. Il précise en quoi des concepts fondamentaux, tels que celui de liberté, d'humour et de risques du soin peuvent ou non modifier profondément les conditions d'exercice de nos métiers de psychistes (Tosquelles). Enfin, il accorde une place importante à ce qu'il définit comme «soigner les soignants».
Dans ce livre, les différents concepts de la psychothérapie institutionnelle sont revisités d'une façon précise et la longue expérience de l'auteur donne à l'ouvrage une authenticité qui en garantit la pertinence. Les principaux théoriciens de ce mouvement sont relus avec acuité et il est intéressant de voir comment les concepts cliniques et psychopathologiques sont déclinés en tenant compte des aspects institutionnels et inversement.
Tout cela fait de ce livre, non seulement une très bonne introduction à cette histoire de la Psychothérapie institutionnelle, mais aussi un manuel à la disposition des praticiens aguerris et/ou en formation pour approcher au plus près d'une méthode thérapeutique porteuse d'outils féconds pour demain.
Joseph Mornet est psychologue au Centre psychothérapique de Saint-Martin de Vignogoul depuis son ouverture en 1972. Psychothérapeute, il est aussi formateur et superviseur.
Extrait du livre :
Les nouveaux modèles de la maladie mentale
1 - La transparence des corps
«Jamais la psychologie ne pourra dire sur la folie la vérité puisque c'est la folie qui détient la vérité de la psychologie» : l'affirmation de Michel Foucault prend une nouvelle actualité et pourrait s'étendre bien au-delà de la seule psychologie. De nouveaux modèles de la maladie mentale apparaissent en psychiatrie : est-ce que ce sont eux qui détiennent la vérité de la folie, ou bien la folie qui détient leur vérité ?
Les avancées techniques et scientifiques permettent de plus en plus de s'appuyer sur une observation directe de la vie intérieure de l'organisme, de la vie de ses cellules, de ses échanges physicochimiques, de la lecture de ses gènes et des possibilités de manipulation directe qui en découlent. L'homme se retrouve, paradoxalement, proche de la situation qu'il avait rencontrée il y a un peu plus de quatre siècles lorsque l'autorisation de l'ouverture des cadavres lui avait permis une connaissance plus intime des organes grâce à leur vision directe. C'est sur cette base anatomique que s'est constituée la clinique médicale moderne il y a deux siècles : la transparence obtenue des corps ouvrait, espérait-on, l'accès à sa vérité. La science médicale allait pouvoir se dégager des attaches primitives et animistes qui obscurcissaient ses théories et ses approches thérapeutiques.
Le corps objectivé et visible de la médecine
L'interdit de la dissection préservait l'indissociabilité entre le corps matériel et l'âme immatérielle : toucher au cadavre du corps, c'était toucher à l'âme du défunt. Ouvrir les corps permettait, au contraire, la vision directe des organes et, par là même, une observation du mal qui pouvait les atteindre : «Ouvrez quelques cadavres : vous verrez aussitôt disparaître l'obscurité» annonce Bichat dans son livre l'Anatomie générale. «Nous " observons " (le malade) de la même manière que nous observons les astres ou une expérience en laboratoire, constatera un siècle et demi plus tard, le professeur Sournia.» C'est ce modèle de vérité du corps obtenue par l'objectivité du regard qui l'observe qui a fondé la médecine contemporaine comme l'a montré Michel Foucault dans La Naissance de la Clinique.
Dans la deuxième partie, il développe l'idée de l'aliénation mentale en reprenant son parcours dans l'histoire de la folie, puis la «nouvelle administration de la folie» résultant des organisations plus récentes en matière de psychiatrie.
Dans la troisième partie, il développe autour des grandes questions de transfert, psychose et institution, la pertinence des outils et des opérateurs conceptuels de la Psychothérapie institutionnelle. Il précise en quoi des concepts fondamentaux, tels que celui de liberté, d'humour et de risques du soin peuvent ou non modifier profondément les conditions d'exercice de nos métiers de psychistes (Tosquelles). Enfin, il accorde une place importante à ce qu'il définit comme «soigner les soignants».
Dans ce livre, les différents concepts de la psychothérapie institutionnelle sont revisités d'une façon précise et la longue expérience de l'auteur donne à l'ouvrage une authenticité qui en garantit la pertinence. Les principaux théoriciens de ce mouvement sont relus avec acuité et il est intéressant de voir comment les concepts cliniques et psychopathologiques sont déclinés en tenant compte des aspects institutionnels et inversement.
Tout cela fait de ce livre, non seulement une très bonne introduction à cette histoire de la Psychothérapie institutionnelle, mais aussi un manuel à la disposition des praticiens aguerris et/ou en formation pour approcher au plus près d'une méthode thérapeutique porteuse d'outils féconds pour demain.
Joseph Mornet est psychologue au Centre psychothérapique de Saint-Martin de Vignogoul depuis son ouverture en 1972. Psychothérapeute, il est aussi formateur et superviseur.
Extrait du livre :
Les nouveaux modèles de la maladie mentale
1 - La transparence des corps
«Jamais la psychologie ne pourra dire sur la folie la vérité puisque c'est la folie qui détient la vérité de la psychologie» : l'affirmation de Michel Foucault prend une nouvelle actualité et pourrait s'étendre bien au-delà de la seule psychologie. De nouveaux modèles de la maladie mentale apparaissent en psychiatrie : est-ce que ce sont eux qui détiennent la vérité de la folie, ou bien la folie qui détient leur vérité ?
Les avancées techniques et scientifiques permettent de plus en plus de s'appuyer sur une observation directe de la vie intérieure de l'organisme, de la vie de ses cellules, de ses échanges physicochimiques, de la lecture de ses gènes et des possibilités de manipulation directe qui en découlent. L'homme se retrouve, paradoxalement, proche de la situation qu'il avait rencontrée il y a un peu plus de quatre siècles lorsque l'autorisation de l'ouverture des cadavres lui avait permis une connaissance plus intime des organes grâce à leur vision directe. C'est sur cette base anatomique que s'est constituée la clinique médicale moderne il y a deux siècles : la transparence obtenue des corps ouvrait, espérait-on, l'accès à sa vérité. La science médicale allait pouvoir se dégager des attaches primitives et animistes qui obscurcissaient ses théories et ses approches thérapeutiques.
Le corps objectivé et visible de la médecine
L'interdit de la dissection préservait l'indissociabilité entre le corps matériel et l'âme immatérielle : toucher au cadavre du corps, c'était toucher à l'âme du défunt. Ouvrir les corps permettait, au contraire, la vision directe des organes et, par là même, une observation du mal qui pouvait les atteindre : «Ouvrez quelques cadavres : vous verrez aussitôt disparaître l'obscurité» annonce Bichat dans son livre l'Anatomie générale. «Nous " observons " (le malade) de la même manière que nous observons les astres ou une expérience en laboratoire, constatera un siècle et demi plus tard, le professeur Sournia.» C'est ce modèle de vérité du corps obtenue par l'objectivité du regard qui l'observe qui a fondé la médecine contemporaine comme l'a montré Michel Foucault dans La Naissance de la Clinique.
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Caractéristiques
- Auteur
- Editeur
- Date de parution
-
mars 2007
- Collection
- EAN
-
9782913376939
- Poids
-
0,3220kg
- ISBN
-
2913376932
- Illustration
-
Pas d'illustrations
- Nombre de pages
-
250
- Format
-
1,60 x 2,40 x 3,00 cm
- SKU
-
1616670
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