Edouard Odier
Marcel Roethlisberger
Jacques Foucart (Auteur)
Corinne Gianno-Dollfus
Paru en janvier 2006
Beau livre (broché)
Mémoires familiers d'Édouard Odier - voyages et événements vécus entre 1800 et 1858 par un peintre français...
Résumé
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Le passionnant manuscrit d'Edouard Odier est publié ici pour la première fois, accompagné d'un choix de lettres à Léopold Robert et à Charlotte Bonaparte, ainsi que de trois études sur son oeuvre par d'éminents historiens de l'art.
Écrits pour la famille du peintre en 1854, ces Mémoires sont un inestimable témoignage personnel sur une époque clé de l'histoire française et européenne couvrant toute la première moitié du dix-neuvième siècle. Témoignage historique aussi, puisque Edouard Odier a fréquenté tout ce qui comptait...
Écrits pour la famille du peintre en 1854, ces Mémoires sont un inestimable témoignage personnel sur une époque clé de l'histoire française et européenne couvrant toute la première moitié du dix-neuvième siècle. Témoignage historique aussi, puisque Edouard Odier a fréquenté tout ce qui comptait...
Caractéristiques
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- Date de parution
-
janvier 2006
- Editeur
Mémoires familiers d'Édouard Odier - voyages et événements...
Résumé
Le passionnant manuscrit d'Edouard Odier est publié ici pour la première fois, accompagné d'un choix de lettres à Léopold Robert et à Charlotte Bonaparte, ainsi que de trois études sur son oeuvre par d'éminents historiens de l'art.
Écrits pour la famille du peintre en 1854, ces Mémoires sont un inestimable témoignage personnel sur une époque clé de l'histoire française et européenne couvrant toute la première moitié du dix-neuvième siècle. Témoignage historique aussi, puisque Edouard Odier a fréquenté tout ce qui comptait dans le monde politique, artistique et littéraire de l'époque.
L'homme qui raconte ici sa vie est épris de peinture, recherche la compagnie des femmes influentes, n'hésite pas à prêter main forte lors des émeutes populaires qui parsèment ces années troublées. Proche de peintres tels Paul Delaroche, Ingres, Horace Vernet et surtout Léopold Robert, avec qui il partage une malheureuse passion pour la princesse Charlotte Bonaparte, passion qui conduira Robert à la mort, il apporte par son récit de précieux renseignements sur la vie artistique de son temps.
Extrait du livre :
A la lecture de ces mémoires, il semble que l'attirance qu'Odier éprouve envers la gent féminine s'accroît proportionnellement au pouvoir et à l'influence qu'exercent ces femmes. Il sera ainsi beaucoup question de «Madame la Présidente» (dès p. 142), la future impératrice Eugénie, bien qu'Odier soit de beaucoup son aîné et qu'il désapprouvât la politique de son impérial mari. Eugénie prend une grande place dans les mémoires d'Odier qui en donne une image vive et chaleureuse, bien différente de ce qu'en diront les frères Goncourt. Odier aura de surcroît l'outrecuidance de s'opposer encore à Napoléon III - toujours sur le champ de bataille sentimental - en flattant une actrice surnommée la «divine comtesse» dont l'empereur s'était entiché, ce qui devait certainement être de notoriété publique. En effet, après avoir peint le portrait d'Eugénie, Odier fera aussi celui de «La Castiglione», ce qui donnera lieu à un échange de 31 lettres écrites entre 1862 et 1866 par le peintre sexagénaire, toujours aussi séducteur dans ses missives. On n'en saura pourtant rien ici, puisque cet épisode se situe hors de la période de vie couverte par les «mémoires familiers» qui s'arrêtent bien trop tôt en 1858.
Cet épisode encore inconnu a toutefois le mérite de nous éclairer sur l'activité de portraitiste, également quasi inconnue, d'Edouard Odier, un talent dont le peintre se déclare très satisfait. Comme la plupart de ses collègues, Odier fait du portrait et en expose même deux au salon de 1834. Pour celui de «La Castiglione» toutefois, il saura tirer profit de l'avancement des procédés techniques et se procure ainsi un grand nombre de photographies pour compléter l'image qu'il se fait de son sujet : «Depuis votre absence j'ai pris chez Pierson, 10, 15 20 portraits de vous, mais pas un qui me satisfasse et qui puisse me servir pleinement [...] votre tête est encore à faire [...] je l'ai effacée vingt fois [...] revenez, revenez, c'est de vous seule que je veux m'inspirer. Il y a du talent dans la facture de ce portrait, mais votre beauté [...]».
Écrits pour la famille du peintre en 1854, ces Mémoires sont un inestimable témoignage personnel sur une époque clé de l'histoire française et européenne couvrant toute la première moitié du dix-neuvième siècle. Témoignage historique aussi, puisque Edouard Odier a fréquenté tout ce qui comptait dans le monde politique, artistique et littéraire de l'époque.
L'homme qui raconte ici sa vie est épris de peinture, recherche la compagnie des femmes influentes, n'hésite pas à prêter main forte lors des émeutes populaires qui parsèment ces années troublées. Proche de peintres tels Paul Delaroche, Ingres, Horace Vernet et surtout Léopold Robert, avec qui il partage une malheureuse passion pour la princesse Charlotte Bonaparte, passion qui conduira Robert à la mort, il apporte par son récit de précieux renseignements sur la vie artistique de son temps.
Extrait du livre :
A la lecture de ces mémoires, il semble que l'attirance qu'Odier éprouve envers la gent féminine s'accroît proportionnellement au pouvoir et à l'influence qu'exercent ces femmes. Il sera ainsi beaucoup question de «Madame la Présidente» (dès p. 142), la future impératrice Eugénie, bien qu'Odier soit de beaucoup son aîné et qu'il désapprouvât la politique de son impérial mari. Eugénie prend une grande place dans les mémoires d'Odier qui en donne une image vive et chaleureuse, bien différente de ce qu'en diront les frères Goncourt. Odier aura de surcroît l'outrecuidance de s'opposer encore à Napoléon III - toujours sur le champ de bataille sentimental - en flattant une actrice surnommée la «divine comtesse» dont l'empereur s'était entiché, ce qui devait certainement être de notoriété publique. En effet, après avoir peint le portrait d'Eugénie, Odier fera aussi celui de «La Castiglione», ce qui donnera lieu à un échange de 31 lettres écrites entre 1862 et 1866 par le peintre sexagénaire, toujours aussi séducteur dans ses missives. On n'en saura pourtant rien ici, puisque cet épisode se situe hors de la période de vie couverte par les «mémoires familiers» qui s'arrêtent bien trop tôt en 1858.
Cet épisode encore inconnu a toutefois le mérite de nous éclairer sur l'activité de portraitiste, également quasi inconnue, d'Edouard Odier, un talent dont le peintre se déclare très satisfait. Comme la plupart de ses collègues, Odier fait du portrait et en expose même deux au salon de 1834. Pour celui de «La Castiglione» toutefois, il saura tirer profit de l'avancement des procédés techniques et se procure ainsi un grand nombre de photographies pour compléter l'image qu'il se fait de son sujet : «Depuis votre absence j'ai pris chez Pierson, 10, 15 20 portraits de vous, mais pas un qui me satisfasse et qui puisse me servir pleinement [...] votre tête est encore à faire [...] je l'ai effacée vingt fois [...] revenez, revenez, c'est de vous seule que je veux m'inspirer. Il y a du talent dans la facture de ce portrait, mais votre beauté [...]».
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Mémoires familiers d'Édouard Odier - voyages et événements vécus entre 1800 et 1858 par un peintre français...
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Caractéristiques
- Auteur
-
Edouard Odier
Marcel Roethlisberger
Corinne Gianno-Dollfus
- Editeur
- Date de parution
-
janvier 2006
- EAN
-
9782051020091
- Poids
-
0,8250kg
- ISBN
-
2051020094
- Illustration
-
Illustrations couleur
- Format
-
16,00 x 23,50 cm
- SKU
-
1572860
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