Kwaï Récit d'un survivant du Pont sur la rivière KwaÏ
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Comment survivre à Kwaï ? Aux camps ? A la jungle ? Aux violences de l'armée impériale japonaise, aux exécutions sommaires ? Comment résister aux travaux forces, au choléra, au béribéri, au froid, à la faim, à la soif ?
Rien n'avait préparé John Stewart à construire le pont sur la rivière Kwaï.
Paris, années 1930 : famille d'industriels. Enfance insouciante dans un milieu aisé et austère. Lycée Janson de Sailly. John Stewart raconte admirablement ce pays nonchalant et munichois écoutant les imprécations de " Herr...
Rien n'avait préparé John Stewart à construire le pont sur la rivière Kwaï.
Paris, années 1930 : famille d'industriels. Enfance insouciante dans un milieu aisé et austère. Lycée Janson de Sailly. John Stewart raconte admirablement ce pays nonchalant et munichois écoutant les imprécations de " Herr...
Caractéristiques
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- Date de parution
-
juin 2006
- Editeur
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Kwaï Récit d'un survivant du Pont sur la rivière KwaÏ
Résumé
Comment survivre à Kwaï ? Aux camps ? A la jungle ? Aux violences de l'armée impériale japonaise, aux exécutions sommaires ? Comment résister aux travaux forces, au choléra, au béribéri, au froid, à la faim, à la soif ?
Rien n'avait préparé John Stewart à construire le pont sur la rivière Kwaï.
Paris, années 1930 : famille d'industriels. Enfance insouciante dans un milieu aisé et austère. Lycée Janson de Sailly. John Stewart raconte admirablement ce pays nonchalant et munichois écoutant les imprécations de " Herr Hitler " sans vraiment les entendre. Puis Londres : l'engagement, la drôle de guerre, Singapour. La captivité. Kwaï. L'apprentissage du Japonais et la découverte de l'Asie. Hiroshima.
C'est l'artiste en John Stewart qui survit à Kwaï. Son récit est un ensemble de portraits, de clichés, de croquis impressionnistes. Il capture un visage, un dialogue, un cauchemar bien réel, une rêverie, un paysage, dans ce qu'ils ont de singuliers et d'éphémères. La quiddité de l'être.
Sa rencontre avec Henri Cartier-Bresson n'a rien changé : John Stewart était déjà photographe en 1939-1945. Kwaï est une formidable leçon d'humanité et d'esthétique récitée avec son humour inimitable, juif et britannique.
Récit de guerre. Mémoires. Hommage. Oraison funèbre. Témoignage. Récit de voyage. Enquête.
John Stewart est né en 1919. Entre deux expositions de photos et voyages en Asie, il vit à Paris et dans sa maison du Luberon.
Extrait du livre :
Moine et moinillon s'assoient sur un banc. Un homme, un mendiant j'imagine, s'approche d'eux les yeux baissés, les mains jointes comme en supplication, s'agenouille et de son front touche la sandale du moine. L'homme est un fidèle : il extrait de sa chemise en coton deux sachets plastiques de haricots baignant dans une sauce couleur safran et les offre à bout de bras. Le moinillon les saisit, tandis que d'un hochement de sa tête rasée, le moine accepte le don et congédie le mendiant.
Un employé de la Compagnie des chemins de fer thaïlandais s'approche de moi. Il est jeune, il sourit, s'incline et m'interroge : «Pourrions-nous parler ensemble ?» Il désire pratiquer son anglais. Son uniforme kaki est si bien repassé que les plis sont en lames de couteau. Une toile cubiste. Même couleur terre de Sienne, même effet tridimensionnel.
- Vous venez d'où ? me demande-t-il.
- D'Angleterre.
- Vous allez où ?
- A Kanchanabouri, et ensuite à Nam Tok.
- Ah, Nam Tok. Voyage intéressant. Le train ne va pas vite, même très lent, mais il n'y a rien à craindre. Mai pen rai.
Le mantra national signifie textuellement «Ça ne fait rien». On l'utilise constamment et il faut la prendre avec des pincettes car, à l'inverse de ce que l'on entend, il y a tout à parier que ça n'ira pas du tout. En l'occurrence, mai pen rai signifie «Ne vous en faites pas». Ce jeune homme ignore que je possède un secret et qu'en conséquence je n'ai guère besoin d'être rassuré : la foudre ne tombe jamais deux fois sur le même arbre, ni un obus dans le même trou. Dans ce pays et sur cette ligne de chemin de fer, j'ai été le témoin de tant d'événements, d'accidents, de souffrances et aussi de découvertes qu'en vertu de cette loi du hasard, rien ne va m'arriver à l'avenir - aucune autre catastrophe, aucun autre bouleversement.
Difficile de résister à faire un effet :
- Pas de soucis. Je connais cette ligne de chemin de fer. J'y ai travaillé.
- Alors vous êtes ingénieur ?
- Non, c'était pendant la guerre, la Seconde Guerre mondiale. J'étais prisonnier à l'époque.
Mon compagnon ne dit rien. Timidement, un peu comme un amoureux, il caresse de l'index le dos de ma main. Il regarde mon visage - les Occidentaux n'aiment pas qu'on les touche. Puis, encouragé, il prend ma main tendrement dans la sienne : «Je vous félicite. Vous êtes encore en vie».
Ainsi commença mon deuxième voyage à la rivière Kwaï.
Rien n'avait préparé John Stewart à construire le pont sur la rivière Kwaï.
Paris, années 1930 : famille d'industriels. Enfance insouciante dans un milieu aisé et austère. Lycée Janson de Sailly. John Stewart raconte admirablement ce pays nonchalant et munichois écoutant les imprécations de " Herr Hitler " sans vraiment les entendre. Puis Londres : l'engagement, la drôle de guerre, Singapour. La captivité. Kwaï. L'apprentissage du Japonais et la découverte de l'Asie. Hiroshima.
C'est l'artiste en John Stewart qui survit à Kwaï. Son récit est un ensemble de portraits, de clichés, de croquis impressionnistes. Il capture un visage, un dialogue, un cauchemar bien réel, une rêverie, un paysage, dans ce qu'ils ont de singuliers et d'éphémères. La quiddité de l'être.
Sa rencontre avec Henri Cartier-Bresson n'a rien changé : John Stewart était déjà photographe en 1939-1945. Kwaï est une formidable leçon d'humanité et d'esthétique récitée avec son humour inimitable, juif et britannique.
Récit de guerre. Mémoires. Hommage. Oraison funèbre. Témoignage. Récit de voyage. Enquête.
John Stewart est né en 1919. Entre deux expositions de photos et voyages en Asie, il vit à Paris et dans sa maison du Luberon.
Extrait du livre :
Moine et moinillon s'assoient sur un banc. Un homme, un mendiant j'imagine, s'approche d'eux les yeux baissés, les mains jointes comme en supplication, s'agenouille et de son front touche la sandale du moine. L'homme est un fidèle : il extrait de sa chemise en coton deux sachets plastiques de haricots baignant dans une sauce couleur safran et les offre à bout de bras. Le moinillon les saisit, tandis que d'un hochement de sa tête rasée, le moine accepte le don et congédie le mendiant.
Un employé de la Compagnie des chemins de fer thaïlandais s'approche de moi. Il est jeune, il sourit, s'incline et m'interroge : «Pourrions-nous parler ensemble ?» Il désire pratiquer son anglais. Son uniforme kaki est si bien repassé que les plis sont en lames de couteau. Une toile cubiste. Même couleur terre de Sienne, même effet tridimensionnel.
- Vous venez d'où ? me demande-t-il.
- D'Angleterre.
- Vous allez où ?
- A Kanchanabouri, et ensuite à Nam Tok.
- Ah, Nam Tok. Voyage intéressant. Le train ne va pas vite, même très lent, mais il n'y a rien à craindre. Mai pen rai.
Le mantra national signifie textuellement «Ça ne fait rien». On l'utilise constamment et il faut la prendre avec des pincettes car, à l'inverse de ce que l'on entend, il y a tout à parier que ça n'ira pas du tout. En l'occurrence, mai pen rai signifie «Ne vous en faites pas». Ce jeune homme ignore que je possède un secret et qu'en conséquence je n'ai guère besoin d'être rassuré : la foudre ne tombe jamais deux fois sur le même arbre, ni un obus dans le même trou. Dans ce pays et sur cette ligne de chemin de fer, j'ai été le témoin de tant d'événements, d'accidents, de souffrances et aussi de découvertes qu'en vertu de cette loi du hasard, rien ne va m'arriver à l'avenir - aucune autre catastrophe, aucun autre bouleversement.
Difficile de résister à faire un effet :
- Pas de soucis. Je connais cette ligne de chemin de fer. J'y ai travaillé.
- Alors vous êtes ingénieur ?
- Non, c'était pendant la guerre, la Seconde Guerre mondiale. J'étais prisonnier à l'époque.
Mon compagnon ne dit rien. Timidement, un peu comme un amoureux, il caresse de l'index le dos de ma main. Il regarde mon visage - les Occidentaux n'aiment pas qu'on les touche. Puis, encouragé, il prend ma main tendrement dans la sienne : «Je vous félicite. Vous êtes encore en vie».
Ainsi commença mon deuxième voyage à la rivière Kwaï.
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Caractéristiques
- Auteur
- Editeur
- Date de parution
-
juin 2006
- EAN
-
9782916308043
- Poids
-
0,4000kg
- ISBN
-
2916308040
- Illustration
-
Pas d'illustrations
- Format
-
14,00 x 20,50 x 2,20 cm
- SKU
-
1560104
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