Alain Lanavère (Auteur)
Thierry Jacques Laurent (Auteur)
Jean-Pierre Poussou (Auteur)
Paru en décembre 2005
Essai (broché)
Michel deon aujourd'hui
Résumé
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Extrait de l'introduction :
On eût bien étonné Michel Déon, jeune homme encore et jeune romancier, s'apprêtant à quitter momentanément notre pays, cette France qui était alors celle de Sartre et de Boris Vian, où ses admirations littéraires - Chardonne, Fraigneau, Morand - étaient ostracisées par la soi-disant république des lettres, si on lui avait expliqué que, cinquante ans plus tard, plein de gloire littéraire et de renommée, devenu membre de l'Académie Française, son oeuvre serait à l'origine d'un colloque en...
On eût bien étonné Michel Déon, jeune homme encore et jeune romancier, s'apprêtant à quitter momentanément notre pays, cette France qui était alors celle de Sartre et de Boris Vian, où ses admirations littéraires - Chardonne, Fraigneau, Morand - étaient ostracisées par la soi-disant république des lettres, si on lui avait expliqué que, cinquante ans plus tard, plein de gloire littéraire et de renommée, devenu membre de l'Académie Française, son oeuvre serait à l'origine d'un colloque en...
Caractéristiques
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- Date de parution
-
décembre 2005
- Editeur
- Collection
- Nombre de pages
-
116
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Caractéristiques
- Editeur
- Sorbonne Universite Presses
- Date de parution
- décembre 2005
- Collection
- Ralc
- EAN
- 9782840504368
- Poids
- 0,2350kg
Michel deon aujourd'hui
Résumé
Extrait de l'introduction :
On eût bien étonné Michel Déon, jeune homme encore et jeune romancier, s'apprêtant à quitter momentanément notre pays, cette France qui était alors celle de Sartre et de Boris Vian, où ses admirations littéraires - Chardonne, Fraigneau, Morand - étaient ostracisées par la soi-disant république des lettres, si on lui avait expliqué que, cinquante ans plus tard, plein de gloire littéraire et de renommée, devenu membre de l'Académie Française, son oeuvre serait à l'origine d'un colloque en Sorbonne, dans la prestigieuse salle Louis Liard, qui a consacré tant de sorbonnards et vu se dérouler tant de colloques et soutenances universitaires.
Pourtant, aujourd'hui, cette réunion va de soi : il est peu d'auteurs français vivants aussi importants ; peut-être même n'y en a-t-il pas. On l'a bien compris, tout récemment, avec l'écho unanimement favorable qui a salué son dernier ouvrage : Cavalier, passe ton chemin !
Extrait de l'avant-propos :
Le 5 juin 2004, se tenait en Sorbonne, dans la salle Louis Liard, à l'initiative d'Alain Lanavère et de moi-même, avec le soutien du Recteur Jean-Pierre Poussou et du Professeur Pierre Brunel, le premier colloque universitaire français consacré à l'oeuvre de Michel Déon. Ce dernier honora les participants de sa présence, intervint à plusieurs reprises pendant la journée à la demande des orateurs ou du public et prononça une brève allocution de clôture. Le Président de l'Université Paris-Sorbonne, Jean-Robert Pitte, ouvrit le colloque. Plusieurs académiciens français assistèrent aux travaux : François Cheng, Marc Fumaroli, Félicien Marceau, Jean d'Ormesson et Frédéric Vitoux ; ces deux derniers prirent la parole lors de la table ronde de fin de journée pour expliquer ce qui les liait à leur ami...
Début du livre :
«Le processus d'apprentissage est, au coeur du romanesque déonien, une constante. Tous ses romans, ou presque, prennent en charge, à un moment, la formation d'un héros jeune, qui passe de l'adolescence à l'âge adulte, et, comme l'écrit Susan Suleiman pour caractériser cette typologie romanesque, «de la passivité à l'action» et de la nescience à la connaissance. Certaines fictions couvrant l'espace d'une vie entière incluent ces années décisives dans l'élaboration de la personnalité de leur héros central : c'est le cas pour Un déjeuner de soleil qui évoque la vie d'un écrivain stendhalien, Stanislas Beren, pour Les Poneys sauvages, roman focalisé sur un quatuor de chevaliers gobiniens, dont nous suivons les destinées opposées et pourtant inextricablement enchevêtrées. D'autres romans prennent en croupe un héros pour une période brève mais décisive de sa formation : le ton est celui du roman d'apprentissage sentimental, dans une vision tragique, celle des Gens de la nuit, récit d'une descente hallucinée aux enfers ; dans un registre plus apaisé, celui de Je ne veux jamais l'oublier ; ou, dans une atmosphère libertine, celle de Je vous écris d'Italie. À la limite, on peut se demander si tout le romanesque même de Michel Déon n'est pas une réflexion sur une quête d'identité et une formation d'un moi qui ne se définira vraiment que dans un face à face final avec la mort, évoqué en filigrane dans tous les romans par des héros chevaliers qui ne cessent de flirter avec elle, du Caulaincourt des Poneys sauvages au Patrice Belmont de Je ne veux jamais l'oublier, en passant par le narrateur d'Un taxi mauve. S'il fallait un symbole de cette tentation qui taraude les héros déoniens ce serait un roman où le face à face avec la mort prend une ampleur tragiquement définitive : La Montée du soir...»
On eût bien étonné Michel Déon, jeune homme encore et jeune romancier, s'apprêtant à quitter momentanément notre pays, cette France qui était alors celle de Sartre et de Boris Vian, où ses admirations littéraires - Chardonne, Fraigneau, Morand - étaient ostracisées par la soi-disant république des lettres, si on lui avait expliqué que, cinquante ans plus tard, plein de gloire littéraire et de renommée, devenu membre de l'Académie Française, son oeuvre serait à l'origine d'un colloque en Sorbonne, dans la prestigieuse salle Louis Liard, qui a consacré tant de sorbonnards et vu se dérouler tant de colloques et soutenances universitaires.
Pourtant, aujourd'hui, cette réunion va de soi : il est peu d'auteurs français vivants aussi importants ; peut-être même n'y en a-t-il pas. On l'a bien compris, tout récemment, avec l'écho unanimement favorable qui a salué son dernier ouvrage : Cavalier, passe ton chemin !
Extrait de l'avant-propos :
Le 5 juin 2004, se tenait en Sorbonne, dans la salle Louis Liard, à l'initiative d'Alain Lanavère et de moi-même, avec le soutien du Recteur Jean-Pierre Poussou et du Professeur Pierre Brunel, le premier colloque universitaire français consacré à l'oeuvre de Michel Déon. Ce dernier honora les participants de sa présence, intervint à plusieurs reprises pendant la journée à la demande des orateurs ou du public et prononça une brève allocution de clôture. Le Président de l'Université Paris-Sorbonne, Jean-Robert Pitte, ouvrit le colloque. Plusieurs académiciens français assistèrent aux travaux : François Cheng, Marc Fumaroli, Félicien Marceau, Jean d'Ormesson et Frédéric Vitoux ; ces deux derniers prirent la parole lors de la table ronde de fin de journée pour expliquer ce qui les liait à leur ami...
Début du livre :
«Le processus d'apprentissage est, au coeur du romanesque déonien, une constante. Tous ses romans, ou presque, prennent en charge, à un moment, la formation d'un héros jeune, qui passe de l'adolescence à l'âge adulte, et, comme l'écrit Susan Suleiman pour caractériser cette typologie romanesque, «de la passivité à l'action» et de la nescience à la connaissance. Certaines fictions couvrant l'espace d'une vie entière incluent ces années décisives dans l'élaboration de la personnalité de leur héros central : c'est le cas pour Un déjeuner de soleil qui évoque la vie d'un écrivain stendhalien, Stanislas Beren, pour Les Poneys sauvages, roman focalisé sur un quatuor de chevaliers gobiniens, dont nous suivons les destinées opposées et pourtant inextricablement enchevêtrées. D'autres romans prennent en croupe un héros pour une période brève mais décisive de sa formation : le ton est celui du roman d'apprentissage sentimental, dans une vision tragique, celle des Gens de la nuit, récit d'une descente hallucinée aux enfers ; dans un registre plus apaisé, celui de Je ne veux jamais l'oublier ; ou, dans une atmosphère libertine, celle de Je vous écris d'Italie. À la limite, on peut se demander si tout le romanesque même de Michel Déon n'est pas une réflexion sur une quête d'identité et une formation d'un moi qui ne se définira vraiment que dans un face à face final avec la mort, évoqué en filigrane dans tous les romans par des héros chevaliers qui ne cessent de flirter avec elle, du Caulaincourt des Poneys sauvages au Patrice Belmont de Je ne veux jamais l'oublier, en passant par le narrateur d'Un taxi mauve. S'il fallait un symbole de cette tentation qui taraude les héros déoniens ce serait un roman où le face à face avec la mort prend une ampleur tragiquement définitive : La Montée du soir...»
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- Editeur
- Date de parution
-
décembre 2005
- Collection
- EAN
-
9782840504368
- Poids
-
0,2350kg
- ISBN
-
2840504367
- Illustration
-
Pas d'illustrations
- Nombre de pages
-
116
- Format
-
16,00 x 24,00 x 0,60 cm
- SKU
-
1494464
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