Biographie François René De Châteaubriand

François-René de Chateaubriand est un écrivain né le 4 septembre 1768 à Saint-Malo et décédé le 4 juillet 1848 à Paris. En mettant en avant une analyse des sentiments personnels dans ses écrits, il préfigure le mouvement romantique en France. Ses ouvrages, Ren...
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François-René de Chateaubriand est un écrivain né le 4 septembre 1768 à Saint-Malo et décédé le 4 juillet 1848 à Paris. En mettant en avant une analyse des sentiments personnels dans ses écrits, il préfigure le mouvement romantique en France. Ses ouvrages, René (1802) et Génie du christianisme (1802) en tête, deviennent des sources d’inspiration pour les jeunes écrivains français. Après sa mort et la sortie posthume de Mémoires d’outre-tombe (1849), il devient l’un des plus grands écrivains en langue française.

 

Le royaliste voyageur

François-René de Chateaubriand naît à Saint-Malo le 4 septembre 1768 au sein d’une famille noble. Son père est d’ailleurs le comte René-Auguste de Chateaubriand. Dans le château de Combourg, une ancienne demeure médiévale, il passe de son propre aveu une enfance ennuyante. Comme tout jeune noble de l’Ancien Régime, il fait ses études au sein d’un collège religieux. Il passe alors son adolescence à Dol-de-Bretagne, à Rennes et enfin à Dinan jusqu’en 1783. Il se destine ensuite à une carrière militaire et devient capitaine du régiment de Navarre à seulement 19 ans, en 1788.

 

 

En royaliste convaincu, Chateaubriand assiste avec tristesse à la prise de la Bastille le 14 juillet 1789. Deux ans plus tard, les évènements liés à la Révolution française le poussent à s’en éloigner. Il part alors pour les Amériques et notamment le Québec. Là-bas, il remonte le fleuve Saint-Laurent, rencontre plusieurs tribus d’Indiens d’Amérique et se plaît à découvrir les étendues sauvages canadiennes. Averti de l’arrestation du roi Louis XVI à Varennes, il se décide à rentrer en France. Les notes qu’il prit durant ce voyage lui serviront de source d’inspiration pour son livre Voyage en Amérique (1826), qui ne sera publié que 35 ans plus tard.

 

Les premiers écrits

Brièvement de retour en France en 1791, il se marie avec Céleste Buisson de la Vigne dès le début de l’année 1792, mais doit ensuite s’exiler pour combattre les armées françaises républicaines. Il vit un temps dans le Saint-Empire romain germanique puis à Londres. Il survit alors dans la plus grande misère pendant qu’une partie de sa famille est arrêtée puis guillotinée en France. Il faut attendre la prise de pouvoir de Bonaparte et l’année 1800 pour que Chateaubriand revienne en France. Il écrit alors son premier roman, Atala (1801), qui est un immense succès commercial.

 

Dans l’ouvrage, il remet le christianisme au centre du jeu, en prenant le contrepied de la Révolution française. Il publie la suite un an plus tard : René (1802). Porté par un personnage teinté de désespoir et d’ennui, l’ouvrage fait sensation en France. Par sa capacité à centrer l’action autour du ressenti émotionnel de son personnage, Chateaubriand préfigure déjà le romantisme. Par la mise en lumière du « vague des passions », il incarne le désespoir de la jeune génération qui ne possède plus de repères. Il réédite ensuite ses deux premiers ouvrages dans un seul tome, devenu l’emblème des romantiques, Génie du christianisme (1802), qui est agrémenté de nouvelles péripéties.

 

Après avoir travaillé pendant plusieurs années pour l’empereur Napoléon comme ambassadeur en Italie, Chateaubriand démissionne, voyage en Méditerranée et se remet à écrire. Se focalisant encore une fois sur la religion, l’auteur rédige Les Martyrs (1809), puis tire un livre de ses voyages : Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811). Pour sa prose enflammée, il est élu à l’Académie française en 1811, mais Napoléon lui interdit d’y siéger. Avec le retour de la monarchie en 1814, il rédige avec conviction De Buonaparte et des Bourbons (1814), un pamphlet contre l’empereur déchu.

 

Le père du romantisme français

Lors de la Restauration, il travaille pour Louis XVIII comme ambassadeur en Suède, puis ministre de France à Berlin, avant d’officier à nouveau comme ambassadeur à Londres. En parallèle de ses travaux officiels, Chateaubriand reprend la plume à ses heures perdues. Il écrit la nouvelle Les Aventures du dernier Abencerage (1821) qui traite de la prise de Grenade, en 1492.

 

 

Il en profite pour publier, dans le même temps, Voyage en Amérique (1826) puis Voyage en Italie (1827), qui rencontrent eux aussi un franc succès. À la fois récits d’aventure et d’anthropologie, ils montrent la matière brute dont s’est servi l’auteur pour écrire ses chefs-d’œuvre. Il se concentre ensuite sur les essais littéraires dont font partie Études historiques (1831) et Essai sur la littérature anglaise (1836). Il décède le 4 juillet 1848 à Paris alors que ses Mémoires d’outre-tombe (1849) sont publiées à titre posthume.

 

Les trois derniers écrits de Chateaubriand :

 

Les distinctions de Chateaubriand

Acclamé par ses contemporains, mais mis au ban par les hommes d’État qui se sont succédé à la tête de la France, François-René de Chateaubriand n’a reçu aucune distinction littéraire de son vivant. Par contre, il est décoré de l’ordre de Saint-André des mains de l’empereur Alexandre Ier de Russie. Ferdinand VII, roi d’Espagne, le décore du collier de l’ordre de la Toison d’Or. Outre le fait qu’il fut élu à l’Académie française en 1811, un prix Chateaubriand fut créé en 1987. Il récompense chaque année un livre écrit en français de grande qualité stylistique. Considéré comme le père du romantisme, il inspira tous les écrivains français du XIXe siècle, dont Victor Hugo qui disait : « Je veux être Chateaubriand ou rien ! ».

 

De nos jours, il inspire encore le milieu du cinéma avec plusieurs films qui sont tirés de ses œuvres ou de sa vie, comme Mon dernier rêve sera pour vous (1989), L’Occitanie, le dernier amour de Chateaubriand (2008) et Chateaubriand (2009).

Bibliographie

Les œuvres liées à François René De Châteaubriand