Passionnément
Snoop Dogg : un O.G. au sommet, de retour avec un gros album West Coast à l'ancienne !
Snoop Dogg est revenu à ses premiers amours avec cet album, on a le droit à un gros album West Coast, bourré de G-Funk, de grosses lignes de basses, d'ambiances funky 80's, d'une vibe P-Funk sur certains titres avec la présence de Bootsy Collins. Visiblement il cherchait à se faire plaisir et ça marche ! Bien sûr, en businessman affirmé, il a quand même convié quelques pointures mainstream du rap game actuel sur certains titres. Je pense à Kanye West, T Pain, John Legend, R Kelly & Young Jeezy par exemple, plus le buzz du moment Wiz Khalifa (à qui il pourra toujours taxer des feuilles !) ainsi que quelques lourds producteurs tel Lex Luger (à croire qu'une touche sudiste est indispensable sur tout album américain maintenant), Scott Storch (avec T Pain pour le tube club ?) et DJ Khalil. Et pourtant, malgré cette diversité, l'ensemble du projet transpire la Californie, les feats locaux auraient pu être plus imposants même si l'on retrouve tout de même, E-40, Goldie Loc, Too short, Kokane & Daz Dillinger. Enfin, pour faire vibrer tout ce beau monde, c'est bien la crème des producteurs californiens qui a été réunie, jugez plutôt pas moins que Battlecat, Fredwreck, Scoopdeville, DJ Khalil et Rick Rock se sont retrouvés à faire des beats pour Snoop, et c'est bien cette influence, cette couleur musicale qui en ont font ce succès artistique.
L'album démarre avec Toyz in the hood, sur lequel on retrouve Bootsy Collins en feat, revival P-funk 80's (avec quelques gimmicks tirés de Parliament) dans les enceintes, ça groove, le synthé sonne très West Coast, on est tout de suite dans l'ambiance. Le 2ème titre The way life used to be produit par Battlecat, continue de nous bercer avec sa grosse basse et ses "handclap", Cali quand tu nous tiens !! Snoop déroule, tranquille, mais il est bien présent, il a l'air en forme, ça fait plaisir. My own way produit et avec Mr Porter est dans un autre délire, plus lent, plus mélancolique, la prod semble simple mais elle est riche, le refrain chanté soulful nous fait regretter Nate Dogg, le morceau est très bon mais trop court.
Avec Wonder What I do de Battlecat, on reste dans le G-Funk, même recette, un refrain chanté, des handclap, c'est chaloupé et laid back, ça glisse tout seul, résultat imparable. My Fucn house est produit par Rick Rock et là on se rapproche plutôt des grosses prods à la DJ Khaled, ambiance sudiste, c'est lourd, Young Jeezy démarre suivi de Snoop qui s'en sort pas trop mal sur ce genre de son, puis E-40 termine, un peu trop répétitif à mon goût, ça dénote avec le reste de l'album. Pas de quoi s'inquiéter, le morceau suivant nous relaxe à nouveau, Peer pressure produit par Fredwreck nous renvoie direct à Long Beach, une voix féminine sur le refrain, une dose de funk et le tour est joué. Dj Khalil produit le prochain titre I don't need no bitch, ambiance plus planante dans le traitement et Devin the dude sous employé à mon goût. Lex Luger avec sa prod sudiste minimaliste sur Platinum arrive quand même à faire rapper R Kelly ! Mais je ne suis pas rentré tant que ça dans le morceau. Idem pour le suivant, Boom de Scott Storch avec T-Pain, ça sent un peu trop l'entente business pour faire péter le tube, trop commercial pour mes oreilles et puis le sample de Yazoo groupe new wave des années 80 est trop facile.
On reste West Coast avec le prochain titre We rest in Cali, Bootsy et Goldie Loc sont là pour accompagner Snoop, il y a du vocoder qui rappelle Zapp, ça sonne très G-Funk. El Lay comme son nom l'indique est un peu l'hymne Californien, énumération d'endroits, de noms d'équipes de sport locales, bref de tout ce qui est représentatif de Los Angeles et de la Californie, le morceau ne m'a pas retourné plus que ça, Snoop fait le service minimum, il est bien meilleur sur d'autres tracks.
L'instru de Gangbang Rookie par contre m'a retourné, Jake One est aux manettes, c'est propre, efficace, riche et lourd on est pas du tout dans le traditionnel son West Coast, mais c'est imparable ! Le titre suivant s'intitule The weed is mine, il vient d'être clippé, nul autre que Wiz ne pouvait être en feat avec un titre comme ça, c'est très funky, très frais et ça pulse. Vivement qu'ils sortent leur mixtape ensemble. Sur Wet, la prod est épurée, on baigne dans une ambiance hiphop/pop-indé, Snoop est au vocodeur, mais je trouve le titre sans plus.
On rentre dans la dernière partie de l'album avec Take u home, track très West Coast avec Too Short, Kokane et Daz Dillinger, titre très entrainant, j'imagine même pas l'ambiance et le kif qu'ils ont du se faire en studio pendant l'enregistrement. Avec Sumthing like this night, Snoop continue son exploration expérimentale puisque le titre est produit par Damon Albarn des Gorillaz, sorte de dub dancehall indé, intéressant mais pas mémorable. Superman est un duo country avec le chanteur Willie Nelson, j'ai pas compris le délire ! Eyez closed est produit par Kanye West, avec lui et John Legend en feat, on est tellement dans l'univers de Kanye avec sa prod si marquée qu'on a plus l'impression d'écouter un de ses albums à ce moment là. Raised in the hood est une prod minimaliste répétitive à laquelle il manque quelque chose pour être mortelle, ça sonne néanmoins West à l'ancienne. L'album se termine par It's D only thang, prod de David Banner, ça sonne lourd, synthé et handclap sont en avant, Snoop est relax, il s'essaye même à chanter le refrain, une réussite. La version française devrait être accompagnée du titre Sweat produit par David Guetta, avec la couleur musicale electro club qu'on lui connait.
Au final, un album qui dispose de nombreuses grosses cartouches pour peu qu'on aime le rappeur ou le son West Coast. Snoop semble facile et tranquille, mais pas fainéant dans le flow et ça fait tout de suite une différence pour mes oreilles. Un CD à découvrir au plus vite !
Publié le 11/04/2011
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5 réactions :
Yes moi aussi l'instru de Gangbang Rookie m'a retourné !!
Ca c est de la chronic !!
Merci, c'est toujours plus facile quand le disque est bon.
je kiffe ! T'assures Jayman :)
Découvrez leurs univers :
8 produits :
Paid tha cost to be da boss
Snoop Dogg
, Jamel Debbouze
album original |
CD album |
Capitol Records |
novembre 2002
à partir de : 1,30 €
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