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Le grand retour des Pogues avec Shane MacGowan
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- Olympia, 12 septembre 2012
20 ans que les Pogues n'étaient pas venus à Paris. 20 ans qu'ils avaient viré Shane MacGowan, pour sauver le groupe de ses pulsions auto-destructrices. Certes depuis ils se sont acoquinés à plusieurs reprises, mais c'est leur première tournée ensemble depuis 1991.
Les Pogues fêtent cette année leurs 30 ans de carrière. Ils étaient à peu de choses près ce qui se faisait de mieux dans les années 80. Si un membre de la fratrie Ramone avait été élevé par les Dubliners, il serait devenu Shane MacGowan. Un vrai punk, pur malt, aussi irish qu'on puisse l'être.
En première partie, les Moorings, des irlandais d'origine alsacienne, chauffent la salle. lls font même plus que ça en terminant par une version énergique et inspirée du traditionnel irlandais The Wild Rover. Le public donne de la voix et commence déjà à danser. Hélas le soufflé retombe un peu puisqu'un entracte de 20 minutes est annoncé. Trois quart d'heure après, le public commence à s'impatienter, il a déjà attendu 20 ans, et comme chacun le sait, ce sont toujours les dernières minutes les plus longues.
Les lumières s'éteignent sous les acclamations du public, qui redoublent quand les Pogues entrent en scène. Ceux qui n'ont pas vu de photos récentes cherchent celui qui pourrait ressembler au frontman tant attendu. Ce dernier sait ménager ses effets et arrive quand les autres sont installés. Le public exulte, et les Pogues entrent dans le vif du sujet, en entonnant Streams Of Whiskey, tiré de leur premier album Red Roses For Me (1984).
Entre 2 titres, Shane MacGowan essaie de communiquer avec le public, sans que personne ne comprenne un traître mot à ce qu'il raconte. Sans doute les difficultés de prononciation liées à l'accent irlandais, à la totale absence de dents et à un état d'ébriété avancé, en sont la cause. Il remercie le public, chancelle et se rattrape in extremis. Malgré l'abus de Gin, Shane MacGowan ne chante pas moins juste qu'il y a 20 ans, et il respecte à peu près le rythme. C'est une excellente surprise car personne ne doutait des musiciens.
Les titres s'enchainent comme autant de tubes. Accordéon, banjo, on compte jusqu'à 10 musiciens sur scène. A plusieurs reprises, Shane MacGowan laisse le micro à un de ses musiciens et repart en backstage. Il est un peu fatigué par l'alcool, et marche difficilement. Mais ses fonctions vitales fonctionnent toujours : il fume, boit et chante comme lui seul sait le faire. Le public l'aide un peu, et s'époumone sur un émouvant Dirty Old Town.
Pour le premier rappel c'est tout le public qui saute en rythme sur Sally MacLennane. Un deuxième rappel vient conclure ce concert. Tout d'abord avec l'attendu Fairytale of New York, Ella Finer assurant la voix féminine, des faux flocons de neige se mettent à tomber. On se croirait dans une boule à neige, qui au lieu de contenir une tour Eiffel, présenterait les Pogues jouant sur la scène de l'Olympia. l'effet est aussi suranné qu'il est onirique. Vient enfin en guise de conclusion l'inévitable Fiesta, renforcé par quatre cuivres, avec cette fois une pluie de petits papiers de couleurs.
Le cerveau endommagé par une hygiène de vie qui serait venue à bout d'un Highlander, Shane MacGowan a avoué avoir oublié beaucoup d'événements de sa carrière. Nous n'oublierons pas ce concert, merci Shane, merci les Pogues.
Publié le 13/09/2012
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8 réactions :
On a chanté (hurlé ?!?), on a dansé (heu...sauté !), on a eu chaud, très chaud, on a même versé une p'tite larme parce que les Pogues c'est festif, certes, mais pas que. Shane était en forme (bon, un petit massacre sur Fairytale in NY mais pas bien grave !) et ça faisait un bien fou de le retrouver sur scène à Paname après tant d'années ! Les Pogues assurent toujours autant. Energie. Bonne humeur. Last but not least : ils sont BONS ! LONG LIFE TO SHANE AND THE POGUES ! Take care and thank you for this craig !
Fantastique concert, une semaine après sally maclennane résonne encore dans ma tête. J'attends avec une véritable impatience moi aussi la sortie du cd/dvd.
J'me disais bien que Pete Doherty était un p'tit joueur pour la presse a sensations, "slàinte" shane!
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Superbe album, tres fidèle aux originaux. Toute l énorme carrière de ce groupe est retracée dans ce live émouvant par la fragilité de Mc gowann qui peine a articuler entre chaque morceau. Mais sa voix est la, plus rocailleuse encore, sa diction encore plus alleatoire, la magie opère. Point de grande surprise ou d énormes shows ebourrifants simplement un putain de groupe qui vous prend aux tripes. la nostalgie et l émotion de ces morceaux, de ces textes devenus des traditionnels irlandais aujourd hui. So Just remember that the pogues are back". D. Boutot
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