Billet d'humeur
Jehro, Ayo, Aurelio : un tiercé gagnant pour le printemps !
Voilà que l'hiver se termine, place à la lumière et au (bon) réchauffement climatique. Les beaux jours arrivent et avec eux, comme un bande son qui s'écoute avec. Trois p'tites nouveautés faisant la part belle aux ambiances type : terrasse de café, bullage au parc, weekend au vert,... alors chargez vos Ipod, éteignez la téloche, ouvrez les volets, invitez vos voisins, et (pour paraphraser mes adolescentes de nièces), "passez en mode relax".
Si les trois artistes choisis ici viennent d'horizons différents et se retrouvent classés dans des familles musicales somme toute assez distinctes (pop, reggae, musique latine), ils ont en commun un certain « flegme » musical toujours bien senti, une douce nonchalance rythmique, qui en plus de vous faire voyager vers des horizons lointains, va vous faire découvrir (si ce n'est pas déjà fait) des influences musicales tirées des quatre coins de la planète qui sauront, j'en suis sûr, vous charmer autant que vous faire taper du pied.
Jehro, Ayo, Aurelio, un vrai cocktail de printemps !
Jehro : 5 ans d'attente pour le marseillais qui chante en anglais, et sans accent svp. Le « tubesque » Tonight tonight ouvre cet album aux influences caribéennes encore plus appuyées que sur son précédent opus. Simplicité et arrangements malins portent la voix si expressive d'un Jehro qui sans prétentions, semble savoir où il va,... toujours tout tranquillement.
Ayo : Je lis partout des commentaires comme quoi ce 3eme album serait un revirement rock !!! Ce n'est pas non plus une collaboration avec les Lords of Altamont. Dans tout les cas, si quelques morceaux prennent une direction certes un peu plus « punchy », le timbre, et ce gentil swing que la demoiselle maitrise parfaitement, font de ce 3eme opus un compagnon idéal de la saison qui arrive.
Aurelio : Au contraire des deux du dessus, Aurelio Martinez n'est pas connu du grand public. Faisons le pari que ce digne représentant de la culture Garifuna (celle des descendants des esclaves africains et des indiens caraïbes du Belize et du Honduras) saura convaincre les foules occidentales avec le son « paranda », une gorgé de soul qui ne dit pas son nom, des accents reggae sur des cordes qui fleurent bon l'acoustique, des percussions profondes mais qui ne prennent jamais le dessus,... la magie du métissage caribéen en quelques sorte.
... Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne promenade (musicale).
Publié le 04/04/2011
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