Mon goût pour l'ordre et le rangement (n'est-ce pas les enfants ?) m'incite à ouvrir ce tiroir virtuel que j'espère alimenter régulièrement, au fil de l'actualité musicale qui arrivera jusqu'à mes oreilles. Concurrence aux scénaristes hollywoodiens qui nous clouent devant l'écran avec leurs saisons 1/2/3/... moi aussi, avec modération et modestie, je lance mon feuilleton, saison 1, épisode 1, ... un pilote en quelque sorte.
Le titre du nouveau Dick Annegarn donnera le ton (et le nom) de cette série que j'espère aussi longue que riche en surprises : Folk Talk illustre à merveille cette idée de vous parler des résonnances "Folk" dans l'actualité musicale world, variétés française, jazz, soul, blues, ou ... folk ne soyons pas sectaire.
Donc l'épisode n°1 est consacré au 19ème album du troubadour hollandais, bruxellois d'adoption, francophile, et qui pour le coup, chante en anglais.
Dick Annegarn nous balance 14 morceaux tirés du répertoire nord américain, des standards comme Fever ouvre cet album et des ballades comme Love me tender le clôture. Entre ces deux tubes, quelques vieux blues, gospel, ou chroniques sociale écrites au 19ème siècle, songwritting intemporel que "l'ami Dick" s'accapare avec brio. La forme est d'actualité, voir à la mode, mais à bien y réfléchir c'est aussi la base de toute « maquette » de chansons, voix & guitares. Point.
Non, point virgule, parce qu'on trouve aussi par-ci par-là un harmonica bien senti, un tambourin qui soutient, et deux voix féminines gorgées de soul sudiste (les choristes Yadonna West & Dorenne Carter « from » New Orleans) qui se greffent à merveille avec le timbre et le phrasé si reconnaissable et si particulier de notre troubadour préféré.
Alors voilà, le clin d'œil de « l'ami Dick » à ce bout de patrimoine du folk/blues américain, (dont beaucoup se revendiquent), aurait pu sonner comme un plat réchauffé, un ultime album de reprises ou un simple 19ème disque du bonhomme : c'est tout l'inverse, il confirme ce que je savais déjà depuis que mes gamins chantent Mireille ou Ubu à tue-tête, « l'ami Dick » confirme ses galons d'interprète de haut vol, alors s'il vous plait, (et sans confusion avec un autre dick adorateur de musiques américaine) on lui donnera dorénavant du « Monsieur Dick » !
Publié le 25/02/2011
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Excellent, ça c'est vraiment une bonne idée de parler enfin de ce type génial! Bravo pour le post! Vlad
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