Dans le cadre du Festival Fnac Live, retrouvez l'interview de AaRON

Interview

Dans le cadre du Festival Fnac Live, retrouvez l'interview de AaRON

Découvrir Aaron

 

 

Quand le succès vous tombe dessus dès le 1er album, vous allez être attendu au tournant quand sortira son successeur. Avec toute la pression que cela peut engendrer... Mais ce serait mal connaître Simon et Olivier, têtes pensantes du groupe AaRON, qui auraient plutôt tendance à la rejeter en restant les pieds sur Terre, et par la simplicité de leur façon de travailler acquise ensemble. Cela donne ce nouvel album, Birds In The Storm, brillant, composé à quatre mains entre quatre murs !

 

AaRON-CabaretSauvage-171110 (49)

 

Dès les premières notes de Ludlow, titre qui l'ouvre Birds In The Storm, on saisit de suite la nouvelle dimension, beaucoup plus grandiose, dans laquelle Aaron veut emporter son auditoire. En effet, la voix de Simon apparait comme bien plus affirmée et les arrangements musicaux d'une orchestration impeccable. Le premier single, intitulé Seeds Of Gold, même s'il n'aura jamais la force de Lili, unique, vous transporte tout droit, et crescendo, dans cet univers féérique où ils ont élu domicile. Le sublime clip de Vanessa Filho d'ailleurs, tourné en Islande, en est la preuve par l'image.

 

 

Interview :

Comment on se remet d'un succès comme celui du premier album ?

Simon : On a essayé de pas rester dans une phase contemplative où tu regardes ce qui se passe, mais plutôt rester dans l'action.

Olivier : On commence à réaliser que certaines choses vont recommencer. Pour la création et la réussite de ce nouvel album, on a réussit à se détacher de ce qui c'était passé auparavant. Il a fallut vraiment que l'on se retrouve tous les 2 pour composer sans penser à ce qui c'était ou ce qui allait se passer. Et actuellement, ça commence à reprendre le dessus ! (rires)

S : On commence à se dire que ça va redevenir très fort... Ou pas du tout ! (rires)

La tournée a aussi été incroyable....

S : En plus, moi, je n'étais pas du tout prêt puisque je ne connaissais pas. Après, dans le travail, on a eu la chance d'avoir un tourneur qui nous a donné très vite les moyens de créer un vrai concert.

O : On n'a pas eu d'étape intermédiaire. En général, tu fais des show-cases et des premières parties, nous on est passé directement à faire nos concerts !

Avez-vous quelques souvenirs plus marquants que les autres ?

S : Il y en a pleins mais surtout le dernier concert au Zénith avec 60 musiciens sur scène. Et là, tu revois quand tu as démarré dans ta cuisine avec ton pote...

O : Quand je repense aussi au premier concert, je me dis que c'était assez fou ! Comment a t-on fait pour le faire? Comme là, je me pose la question de comment on va faire le premier concert de la nouvelle tournée.

A quel moment on se replonge dans la création d'un nouvel album ?

S : On a eu besoin de digérer la chose et prendre un peu de recul mais cela n'a pas été extrêmement long... On disait souvent pendant le premier album que l'on aimait bien se retenir, garder un peu des choses pour tendre l'arc et ensuite tout lâcher. C'est comme cela que l'on fonctionne... En fait, quand ça doit venir, ça va très vite ! Et en septembre dernier, on s'est retrouvé et on a compris que c'était le moment où l'on avait des choses à raconter de nouveau. Le plus important pour s'atteler à la création de ce nouvel album, c'était de faire la musique que l'on aime et d'avoir des choses à dire. Sinon, ce n'était pas la peine. Ce besoin à un moment donné de ce retrouver tous les 2.

AaRON-CabaretSauvage-171110 (40bis)

O : Un peu comme deux gamins dans une chambre où il y a un synthé et qui se disent : « allez, on essaye... ».

Quelle est la ligne de conduite de ce nouvel essai ?

S : Se faire plaisir ! Moi, le fait d'avoir été sur scène, ça m'a appris des choses par rapport à ma voix, à mieux la connaître et du coup, je me suis un peu plus amusé avec ça. A la prendre comme un instrument, en tant que tel, et pas juste lire des textes. Musicalement, après avoir traversé des choses et apprivoisé quelques instruments, on avait envie d'aller ailleurs...

O : On avait envie d'aller plus loin dans certains morceaux. On n'avait aucun schéma de composition. Simon peut arriver avec un refrain, moi je vais de suite trouver un arrangement. Ça peut même venir d'une rythmique... On a tendance des fois, à peine commencé un morceau, à vouloir l'enregistrer tout de suite. On est obligé de se ralentir un peu pour peaufiner la structure.

S : J'ai toujours peur que si tu ne saisis pas l'instant, comme une photo, que l'idée parte...

Une fois le boulot terminé, il faut « lâcher le bébé » comme on dit... Est-ce difficile ?

S : C'est marrant de créer des choses et qu'ensuite les gens se les approprient et les réinterprètent différemment de la façon dont nous on les a pensé. En tout cas, moi, ma plus grande peur, c'était de ne pas arriver à retranscrire la sensation que j'éprouvais et la personne que j'étais à ce moment là. Et là je suis content parce que je sais que l'on a fait l'album que l'on voulait faire.... Je n'ai pas l'impression d'avoir lâché l'affaire ou baisser les armes sur ce qu'on voulait faire. Peut-être qu'après, cela ne va pas plaire aux gens mais en tout cas, nous on en est fier.

Venons-en aux textes, de quelle manière les travailles-tu ?

S : J'ai souvent des sortes de flash où tout à coup, je vais avoir envie d'écrire des choses. Du coup, j'ai toujours des carnets sur moi pour retranscrire ça. Ça se bouscule un peu et l'essentiel reste.

La langue française ne paraît toujours pas être ta priorité ?!

S : Non, je n'en ai pas l'envie. Et là, c'était cohérent comme cela. J'étais pas mal aux États-Unis à ce moment là en plus...

En tout cas, on remarque vos goûts artistiques au travers de votre pochette, très artistique...

S : J'étais dans une voiture où il y avait de vieux magazines qui trainaient. En le feuilletant, je suis tombé sur un reportage d'un homme qui est parti dans un petit village en Espagne prendre des photos de gens qui sautent par dessus un feu avec des animaux... Cela ma intrigué et je me suis donc renseigné sur cette pratique. En fait, les gens de ce petit village espagnol, minuscule, organisent un immense feu tous les ans et y font passer tous leurs animaux pour les protéger du mauvais œil. Une sorte de bénédiction par le feu. J'ai donc cherché des images et je suis tombé sur cette photo que je trouvais super forte graphiquement et symboliquement. Et j'adorais l'idée d'une réalité onirique. On cherchait ça avec Olivier. Autant le premier album, c'était cette sirène qui arrivait, et là, d'un coup, c'est quelque chose de bien réel. J'adore l'idée que l'on puisse voir des choses complètement magiques dans une réalité. Il n'y a aucun artifice dans cette photo. Ce n'est pas une chose que l'on a inventé ou recréé. Tu peux en être le témoin. La poésie peut être aussi dans le quotidien.

 

Vous les retrouverez "on stage" le premier jour du Festival Fnac Live, c'est à dire le Jeudi 21 Juillet 2011 avec les non-moins talentueux Antoine LéonPaul, Nadeah, Mamani Keita, Asaf Avidan & the Mojos et Moriarty. Beau programme !

 

 

Publié le 07/07/2011

Tags : aaron afrique album asaf avidan & the mojos birds in the storm concert festival festival fnac live fnac fnac live hotel de ville mamani keita moriarty poor boy lucky man world pop-rock antoine leon paul nadeah gagner l'argent français mali the missing room asaf avidan concerts

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