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On s’intéresse rarement au passé des lieux qu’on occupe... C'est un tort !

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Il fallait oser créer une série entière sur une maison hantée. Un lieu unique, scène centrale pour douze épisodes d’une série horrifique reprenant des mythes éculés et mille fois vus, jusqu’aux thèmes musicaux : des airs célèbres des classiques du cinéma d’horreur tels que Dracula ou Psychose.

Aux commandes de ce maelstrom d’influences et d’hommages, rien moins que Ryan Murphy qui, après avoir créé les célèbres séries Nip/Tuck et Glee, s’essaye à un genre encore trop peu présent à la télévision.
Hormis le carton des récentes Walking Dead, True Blood et autre Death Valley (dans un genre plus léger), l’horreur à la télévision se cantonnait principalement à des anthologies du style Masters of Horror, Fear Itself, ou autres Contes de la Crypte.

Audacieuse, American Horror Story donne un grand coup de pied dans la fourmilière, et se permet bien des libertés, portée par : le succès critique et public de Walking Dead (la série ayant ouvert la voie en décomplexant le gore qui tâche à la télé), la multiplication des chaînes câblées qui permet une liberté de ton et surtout son scénariste, Ryan Murphy, un nom gage de succès.

La grande force de la série est de multiplier les personnages, les situations, les souvenirs, les traumatismes, les drames et les fantômes, et de condenser tout cela pour en obtenir une histoire cohérente dans un seul et même lieu, une maison de type victorienne, centre névralgique de la série, où chaque pièce recèle de terrifiants secrets.

Après avoir essuyé deux traumatismes (dévoilés au fil des épisodes), le couple Harmon et leur fille Violet décident d’emménager à Los Angeles dans cette grande bâtisse à l’histoire chargée. Le Dr Benjamin Harmon est psychiatre (grande idée que d’en faire un psychiatre pragmatique et sentencieux face à des phénomènes surnaturels). Interprété par Dylan McDermott, ce psychiatre infidèle et menteur rongé par ses pulsions sexuelles ne cesse d’afficher sa plastique au fil des épisodes, n’hésitant pas à se mettre à nu au propre comme au figuré.
Sa femme Vivien Harmon (Connie Britton, l’épouse du coach dans Friday Night Lights) tente vainement de se reconstruire après toutes ces épreuves. Malheureusement, le lieu ne s’y prête guère, bien au contraire. Véritable descente aux Enfers pour elle et sa fille, la maison collectionne les drames et les victimes.

Au menu :
- un scientifique (fou, forcément sinon ça ne serait pas drôle), qui, avec la complicité de sa femme, va mutiler et assassiner ses jeunes patientes. Véritable docteur Frankenstein, il ira même jusqu’à créer sa propre créature.
- une femme de ménage décédée tragiquement suite à une histoire sordide d’adultère, qui apparaît jeune, sensuelle et provocante ou au contraire vieille, classique et borgne suivant que son interlocuteur soit un homme ou une femme (extraordinaire France Conroy, la célèbre Ruth Fisher de Six Feet Under).
- un tueur de masse (mass murderer) responsable d’un massacre dans son lycée (les victimes refaisant également surface).
- un rubber man mutique et terrifiant tout de cuir vêtu, qui excite les habitants de la triste demeurent autant qu’il les effraye. 
- la plus proche voisine Constance (Jessica Lange, récompensée par le Golden Globe de la meilleure actrice pour sa prestation dans la série) et ses formidables enfants.
- Le mythe du Dahlia noir, personnage rajouté tardivement dans la série et presque inutile tant elle n’occupe qu’une place minime dans le récit.
- Le monstre caché vivant au grenier.

American Horror Story fonctionne donc comme un énorme gâteau reprenant les grands thèmes du cinéma d’horreur, chaque histoire représentant une couche.
Un tour de force qui malheureusement peut vite apparaître comme une faiblesse. L’accumulation d’histoires et de personnages, vivants ou morts, tend à rendre le tout indigeste, voir parfois grotesque. On se retrouve saturé d’évènements et de flashbacks, les protagonistes se croisant au fil des pièces, désarçonnant et étouffant le spectateur.
Les ectoplasmes s’accumulent, la maison ne cessant de garder en elle ses victimes. On se perd entre les vivants et les morts, qui peut voir qui, qui a tué qui et pourquoi ?
Une concentration d’idées qui plombe la série.

Malgré cela, il est difficile de décrocher d’American Horror Story, tant cette série fascine. Réservant sont lot de scènes effrayantes, il aurait été dommage de ne pas sursauter à plus d’une reprise face à ce terrible bestiaire de personnages, piochant autant dans les grands mythes de l’Horreur, du surnaturel, que des mythes urbains ou du fétichisme.

De l’horreur donc, magnifiée par une image léchée et des décors soignés et classieux prenant place dans cette maison somptueuse (aaah ses fameuses lampes de chez Tiffany).

N’oublions pas ce somptueux générique, véritable cabinet des horreurs réalisé par Kyle Cooper et sa compagnie Prologue, déjà responsable du générique de Walking Dead. Sur une musique de Richard Clouser (ex Nin Inch Nails), l’on peut admirer une succession d’images traumatisantes avec fœtus en pot, photos en noir et blanc, squelettes et apparitions effrayantes.

La saison 2 intitulée American Horror Story : Asylum est diffusée depuis mi-octobre aux Etats-Unis et au Canada. Elle se déroule désormais dans un asile psychiatrique, le manoir Briarcliff, dirigé par Jessica Lange, pierre angulaire de cette seconde saison. On retrouvera donc quelques acteurs de la première saison, mais cette fois-ci dans de nouveaux rôles et à une nouvelle époque, 1964.

Publié le 20/11/2012

Tags : série nip tuck glee american horror story walking dead ryan murphy true blood death valley jessica lange maison hantée fantôme

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bibi Le 05/12/2012

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